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Full text of "La survivance (1935-03-13)"

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x 


* 


—<C'est presque ane positinn soclale 
de nos jours, de parler français à 
la perfection —J. Novicow. 


VOL. VII 


“DIEU ET PATRIE ” 
EDMONTON, ALBERTA, LE 


13 MARS 1935 


L'apostolat de la presse est nêces- 
saire au même titre que l'école, pats- 
que la presse, c’est l'école des aduîtes 
—Cardinal Andrien 


No 19 


Le danger de 
l'ambition | 
| 


M Bourassa parle depuis 
vingt-cinq ans le langage du 
bon sens au Parlemént cana-, 
den. X n’a pas toujours été é-! 
couté et souvent il n’a pas été. 
compris. Maïs l'expérience qui 
fut dure pour le Canada dans 
ces dernières années commence 
à lui donner raison. 


La sagesse commande aux ! 
gouvernements la prudence et: 
la mesure. Ils en ont manqué. | 
Ils ont trop entrepris, négli- | 
geant l'essentiel qui ne parait 
point pour des accessoires qui 
brillent. Ils ont trop réduit la 
politique à une affaire d'argent 
et ils ont trop compté sur le 
crédit public. | 

La politique doit assurer le: 
bien temporel des citoyens et de. 
leurs familles et ne doit pas. 


Figure’ Parlementaire 


OTTAWA. —. Les séances du Parlement se ressentent beaucoup de lab- 
sence de M. Bennett qui ne peut pas encore se rendre à Ia Chambre discu- 
ter les mesures amener par lui et particulièrement le bill de l’Assurance- 
Chômage. La semaine dernière s’est passée à diverses mesures secondaires, 
création d’un comité des chemins de fer et de la Marine Marchande sur Ia 
motion de Sir George Perley. On a aussi adopté en définitive la motion de 
l'Hon., Rhodes qui permet de prêter des fonds aux Chemins de fer Na- 
tionaux pour consolider leur dette. Et on a attribué des crédits à Ia Marine 
et à la Défense Nationale. 


| La session fédérale 
| L'Hon. Duranleau a répondu jeudi à des questions de M. Casgrain, sur 
| l'administration du port de Montréal et sur les statistiques conparées de ce 
même port, éntre 1923 et 1934. M. Gordon et M. Wallace ont eu une longue 
discussion sur l’insuccès de colons britanniques amenés au pays il y & plu- 
sieurs années et qui sont maintenant dans le dénument complet. Ces fa- 
milles ont demandé au surintendant de l'Immigration à Prince-Albert d'être 
rapatriées dans leur pays. Le gouvernement estime que même dans l'intérêt 
HAE ces gens, ils habitent depuis assez longtemps le pays pour réfléchir avant 
de demander à étre rapatriés. : 

| On 2 examiné en comité le bill no 8, celui de l'assurance-chômage pré- 
senté par M. Bennett. Vu l'absence du premier-ministre, les discussions sont 
forcément incomplètes. On s'intéresse cependant à la mesure qui créerait 
un bureau fédéral de placement et d’assurances-sociales. Sir George Perley 
a présenté vendredi sa motion sur l'établissement d’un conseil économique | 
fédéral et l'ouverture d'un bureau de fonctionnaires pour les besoins de cet- 
te nouvelles fondation. 


M. Bourassa 


M. Henri Bourassa, député de 
Labelle au Parlement d'Ottawa 
qui à pris la parole en plusieurs 


DERNIERE HEURE 


LS 


réa 


FEU M. ARMAND 
M. Armand Lavergne, 


LAVERGNE 
CR). 0 
vice-président de la Chambre : à Highways”. Le cas de l'indemnité à versée à M. Powlett à la suite d’un 


La session provinciale 


Selon la procédure habituelle qui se déroule à toute session 
parlementaire, on commence par la discussion sur l'adresse en 
réponse au discours du trône, discussion qui permet au gouver- 
nement d'exposer sa politique et de recevoir les critiques de l'op- 
position et les observations des indépendants. Ensuite vient la 
présentation du budget, la grosse pièce de la législation, car les 
affaires parlementaires se réduisent presque toujours à une 
question de finance. Tout au long de ces débats s’entremèle l’'é- 
cheveau des bills modifiant telle ou telle loi ct accordant certains 
privilèges à des particuliers ou à des municipalités. 


LE BUDGET LOVE 


Le Budget à été présenté vendredi par l'Hon, Love, trésorier provincial. 
Il annonce un déficit de $699,479. Un revenu probable au montant de $15,- 
331,774,25 est escompté, Pour boucler on procéder plutôt par économies, 
car une seule taxe est augmentée, la taxe sur la gazoline élevée de 6c à 7e. 
Des augmentations de revenus sont aussi prévues dans l’administration du 
département des Liqueurs et dans la taxe sur les huiles combustibles. 

Un montant de $1,100,000. sera affecté à la voirie pour construction 


des Communes, décédé à Otta- procès perdu par la province s'élève à $28,000. Quelques autres items du 


borner son activité au commer- | circonstances récentes pour af- 
ce et à Findustrie. Edicter des firmer le danger des trop vastes 


lois justes et les faire respecter | entreprises auxquelles lémi- 


pour le bien général, promou- : ne È L 
voir le progrès de l'éducation rent politicien attribue les ma 


et de Fhygiène publiques, et laïses de ces dernières années. 


wa la semaine dernière. Entré | Pudget sont aussi à signaler, un montant d'environ $2 millions pour le 
OTTAWA. — M. McKensie King dans un manifeste lu en Chambre hier dans la politique active depuis LASCQUES: relief”, et une dépense de $150,000. pour les prochaines élections 
a annoncé qu'il voterait avec ses collègues pour Je bill de l'assurance-chômage :1904 et membre influent du par- | Provinciales, 


et la journée de huit heures quoique qu'il demeure convaincu que cette lé- ti conservateur, M. Lavergne fut ; 
gislation est du domaine provincial et par conséquent qu'elle échappe à la au nombre des fondateurs du CRITIQUES DE L HON. HOWSON 
compétence du Parlement. 


ainsi assurer le progrès des arts 
et des sciences et protéger le 
premier des biens temporels, la 
santé, cela doit passer avant la 


protection des compagnies fi; 


nancières et industrielles dont 
les activités profitent toujours 
à quelques-uns, maïs pas sou- 
vent à tous. 

Quand au lieu de remplir 
pleinement sa fin, l'état se bor- 
ne à financer des entreprises 
nécessaires sans doute, mais 


GREVES SANGLANTES 
À CUBA. 

le 

| La Havane. — La semaine 


dernière s’est passée de façon 
‘tragique pour Cuba. Toute la 
population est de nouveau sou- 
levée contre le gouvernement 
de Carlos Mendieta qui succéda 


RETRAITE DE M. BENNETT 


OTTAWA. — L’indisposition prolongée de M. Bennett fait naître des 
rumeurs officiellement démenties mais qui s'affirment de plus en plus. Vue 
le difficile état de la santé du premier-ministre, il songerait ‘peut-être à se! 
retirer pour laisser la place à un gouvernement d'union auquel les autres : 
chefs seraient appelés à la collaborer. Ou bien on chargerait l'Hon. Meighen. 
ancien premier-ministre conservateur et actuellement leader de son parti 
au Sénat de prendre la direction du ministère jusqu'aux élections de cet été. 
D 


|parti nationaliste et se distin- 


gua toujours par l’ardeur de son 
patriotisme. 


MGR DIAZ ARRETE 


MEXICO. — Mgr Pascal Diaz, ar- 
chevêque de Mexico et primat du 


‘ Mexique a été arrêté la semaine der-! 
Inière par le gouvernement, à la suite | 
ide sa campagne contre l’anticlérica- 


lisme de létat.-Vu la censure sévère 


Le chef de l'opposition libérale, l’'Hon. W. R. Howson, a fait une criti- 
que générale du budget provincial, lundi. Il a affirmé que la province n'est 
pas encore libérée des contraintes financières, et que ce sont encore les 
financiers qui mènent les affaires. Il s’est emporté contre la taxation encore 
trop élevée qui s’abat sur les petits fermiers et les petits propriétaires. Il 
a terminé en regrettant de voir que selon lui, nul effort n'est tenté pour 


tirer la province de ses embarras financier et décharger un peu le contribua- 
ble accablé. 


PROPAGANDE DE | Congrès des 


qui règne dans le pays et la terreur 


secondaires dans la vie, il est 
bien tenté d’aller vite pour fai- 
re croire qu'il progresse. Ainsi 
nes gouvernements ont voulu 
briller par la réussite de vastes 
travaux publics, et comme lors- 
que naguït cette crise de gran- 
deur, les chemins de fer étaient 


cé - », M. BENNETT 
‘il y a deux ans à Machado. Des Le “Marketing Plan” ne ENCORE INDISPOSE 


grévistes ont commencé les 
‘troubles et des fonctionnaires 
Sont venus leur prêter main 
(forte. Malgré des bulletins ras- 
surants, la situation n'est pas 


encore sous contrôle. 


à la mode, c’est là d’abord que! 


s’est portée leur activité. 


Elle n’est pas un succès. Au- 
jourd’hui nous avons deux fois! 
trop de voies ferrées, mal ré- 
parties sur un vaste territoire | 


L L La Havane.—£La gravité de la 
qui fut trop vite ouvert par ces situation à Cuba a obligé le gou- 


moyens artificiels. Notre popu-'vernement à déclarer l’état de 
lation est trop dispersée et mal' guerre pour avertir la popula- 
partagée, ce qui crée anomalie tion des mesures à prendre con- 
de vastes régions à peine ouver-ltre les tentatives ‘de violence 
tes et de villes surpeuplées. Pour ;des fonctionnaires grévistes. La 


CUBA SOUS 
L'ETAT DE GUERRE 


joindre tout ce monde qui vit 
sous un même règne il faut des 
transports. Mais là où un trans- 
continental aurait suffit on en 
a mis deux et même trois. Et 


pour ensuite faire vivre ces. 


compagnies et payer le capital 


englouti dans ces entreprises, : 


on a peuplé des régions mal 
cultivables- qui auraïent gagné 
à ne pas être déboisées, on a 
poussé à la grande culture sans 
s'intéresser assez à la culture 
mixte, on a saturé le marché 
de produits agricoles bruts 


maintenant inexportables, on a 


bâti de vastes entrepôts pour 
engranger des récoltes trop peu 
variées et on a bâti des ports 
jusqu’en des endroits incommo- 
äes comme la baie d’Hudson 
pour évacuer des produits dont 
personne aujourd'hui ne veut 
plus. L’excès produit toujours 
le désordre. 

Les économistes d'il y a cin-i 
quante ans pensaient que le: 
chemin de fer était le dernier 
mot du transport moderne. Pour 
leur temps c'était vrai. Mais ils 
n’ont prévu ni l’automobile ni 
l’avion. En dépensant trop pour 
le chemin de fer, ils ont négligé 
la voirie devenue insuffisante 
aujourd’hui, ils ne trouvent plus: 
moyen non plus de développer 
l’aviation canadienne qui lan-, 
guit plus que partout ailleurs. 


& Êve qui a beaucoup plus l’al- 
‘lure d’une révolte. contre le 
président Mendieta dure depuis 
une dizaine de jours et s’est su- 
.bitement aggravée lundi. 


l 


REUNIONS 
CONSERVATRICES 
| 
1! De 

conservatrices ont lieu ces 

jours-ci en ville. Entre autres, 
une réunion des jeunes Conser- 
vateurs d’Edmonton-Est a lieu 

ce soir et une réunion des U- 
kraïniens Conservateurs aura 

lieu demain soir. | 


| 


nombreuses assemblées 


| sera pas appliqué 


Ottawa. — L’'Hon. Weir mi- 


nistre fédéral de l’agriculture 
‘a annoncé hier que le “Marke- 
ting Plan” ne serait pas appli- 
iqué à cause de l'insuffisance de 
‘la majorité dans le referendum 
sur le projet. Il était nécessaire 
de rallier 66% des votes pour 
appliquer le plan, mais 62% en 
Alberta, 63% en Saskatchewan 
et seulement que 24% au Mani- 
toba ont voté pour le projet. I 
en résulte que ce projet sera ou 
bien modifié ou bien remis à 
plus tard puisque dans sa for- 
me actuelle il ne convient pas 
aux agriculteurs. 

Une campagne de propagan- 
de et de publicité organisée par 
le gouvernement fédéral de con- 


cert avec les gouvernements. 


provinciaux pour éclairer les 
intéressés sur le projet n’a pas 
donné les résultats qu'on en es- 
pérait. 


OUVERTURE DE LA 
/ BANQUE D'ETAT 


Ottawa. — Lundi matin, à 10 


qui maintient la population dans le 
‘silence, cette nouvelle pourtant grave 
est surtout commentée en dehors des 
: frontières. Il est à craindre que les 

tà i $ _:plus mauvais jours de la percussion 
ee Rd | sanglante de 1928 se renouvellent car 
ment de grippe, mais aussi de sur-|l® ministère socialiste semble décidé 
menage. Il ne pourra probablement ! à une lutte à mort contre l'épiscopat 
‘pas se rendre dans le sud pour une, <tholique. Jusqu'ici les protestations 


‘vacance prolongée, les médecins Ii. 45 Catholiques américains n’ont eu 
linterdisant même le voyage. EMEA effet sur la fureur anticléri- 
| 
Î 


OTTAWA. — M. Bennett ne peut 
lencore s'occuper d'affaires tant son 
état qui s'est aggravé la semaine der- 


i cale du gouvernement. 


l 


n _ UN PROCHAIN 
MeGeer propose” Ÿ + VF ÆERÇERRAIN 

| un taux réduit | CONSISTOIRE 
| *!  Cité-Vaticane. — Un consis- 


i Vancouver. — Son Hon. le Maire toire secret sera convoqué au 
IMcGeer, de Vancouver, en repoussant . Vatican pour le premier avril 
les suggestions de M. Thomas Brod- : prochain. Cette réunion de car- 
Shaw, expert de Toronto, pour assai- : dinaux s'occupe ordinairement 
“nir les finances municipales qui sont de conseiller le Souverain Pon- 


aux détenteurs d'obligations sur la : discipline ecclésiastique ou de 
cité une réduction de leur taux à 3%. politique pontificale. 

; Sinon, a-t-il déclaré, il ne leur reste 
| plus qu’à. inviter le shériff à mettre 
la main sur notre administration. ! 
Tous les experts consultés s'accor- |, 
léent à considérer la situation comme | 
insoluble, mais tandis que les uns’ 
proposent une nouvelle émission d'o- | 


CANDIDAT LIBERAL 


bligations et que d'autres suggèrent la 


M. ABERHART Jeunes Libéraux 


Calgary. — M. Aberhart, pro- e 
tagoniste du projet de “Social Un congrès de Jeunes Libéraux se- 
Crédit” en Alberta parlant à la |"? nu à Calgary les 26 et 27 avril 
radio dimanche a affirmé qu’il | Prochains. La tenue de cette confé- 
ne réclameraïit rien pour ses 
consultations sur le détail de bérale économique de décembre der- 
son projet. I1 2 affirmé que son ‘nier. Un comité a été aussi nommé 
intention est uniquement de à la suite de la même résolution pour 
renseigner la population et les préparer un programme très étendu 
pouvoirs publics sur l'excellence dans lequel on discutera d'organisa- 
de son système destiné à faire tion politique provinciale. On fonder, 
circuler l’argent et à ramener aussi probablement un journal spé- 
ainsi une plus grande prospé- | cialement destiné à la publicité des 
JE dans les affaires. jactivités de la Jeunesse Libérale. 
| 


ILA TAXE MUNICIP À ae MORRIER RECOIT UNE 


rence fut détidée à la Conférence li-_ . : 


| LE FIXEE À 53c | 


La Taxe foncière municipale 


[58e du mille dollars, selon les 
dernières décisions d'une réu- 
inion du Conseil Municipal te- 
nue samedi à l'Hôtel-de-ville. 
Le projet du Maire Clarke de 
suspendre pour deux ans les 
paiements au fonds d'amortis- 
sement ne sera pas mis en vi- 
gueur cette année. 


MENTION HONORABLE 


| Les résultats du concours littéraire 
lentre auteurs dramatiques locaux, 


à deux doigts de la faillite, a proposé .tife sur certaines questions de Sera fixée cette année à 52e ou concours pour lequel des prix sont 


décernés par l'Institut Carnegie, ont 
Lété publiés hier. Mde J. E, Morrier, 
auteur de “Bon Sang ne Ment Pas” 


‘qui fut récemment interprété avec le 


succès que l'on sait à Calgary, a re-' 


ja une mention honorable pour une 
jautre pièce, “Va ton chemin” inscri- 
Îte au concours. Mlle Cicely Louise 
Evans et Mde. Elsi Park Gowan ont 
reçu le premier et le deuxième prix. 


brs. aux bureaux de la Banque vente d'une tranche d'une émission | ; 
du Canada, le transfert du cré- non complètement négociée, le maire | |R 


dit canadién précemment ad- en tient fermement pour une ré-| 
ministré par le Ministère du duction du taux actuellement dû aux 
Commerce a été fait à la Ban- | détenteurs. 

que. C’est la première opération | 

de cette institution. | 


| 
LA FINANCE DE 


-claté sur des navires de guerre travaillés par les mêmes agita- 


. | 
La guerre en Grèc LA HÉTROPQE. 

ATHENES. — Une révolte commencée 1a semaine dernière! Montréal. — Pour boucler un! 
dans la province du Nord de la Grèce, la Macédoine, sous lins- Pudget déficitaire depuis plu-| 
tigation de D ARE Venizelos contre son succes- taxe et quelques tentatives d'é- 
seur, M. Tsaldaris, s’est aggravée depuis samedi. Alors que deux _conomies ont déjà été lancés : 
factions seulement avaient pris les armes en Crête et en Macé-. sans succès. Une décision du; 
doïne et tentaient de faire leur jonction, des mutineries ont é- Comité des Bills Privés de la: 
: Province qui consulte avec ss, 
iéchevins de la Métropole sur la ! 
| question a toutefois adopté la 
taxe de vente de 2% avec facul- 
té pour la ville de décréter cer- 


teurs et ont rejoint les rebelles. L'origine du tumulte est proba- 
blement due à une société macédonienne qui fut accusée l’au- 
tomne dernier d’avoir participé à lPassassinat du Tsar Alexan- 


i 


‘Sieurs années, dive:s projets de | 


M. Milton Martin. 


M. Milton Martin, chevalier 
de la Couronne de Belgique, 


[VICTOIRE DE 


Dernière heure 


Fe LE DOYEN KERR DECORE 
| 


TSALDARIS|. M. W. A. R. Kerr, doyen de l'Uni- 
versité d’Alberta à reçu cette semai- 
Athènes. — Le premier-mi- Ine de la part du gouvernement fran- 
inistre Tsaldaris a maintenant çais la décoration de Chevalier de la 
le dessus dans la lutte soutenue Légion d'Honneur, pour service ren- 
par lui depuis une semaine con- !dus à la République et à la langue 
tre les révoltés de l’ex-ministre jTAnERISe. 
Venizelos. Ce dernier après 2 
défaite de ses partisans (s’est 
réfudié en territoire italien a-} 
près avoir traversé en Italie sur | 
le dernier navire qui lui restait. 
Ï1 à quitté la Crête après la 
nouvelle de l'échec du tumulte! M: D. M. Duggan, chef du parti 
 — |Conservateur provincial, a attaqué le 


Le Budget et 
les Conservateurs 


Jbudget Love hier en lui reprochant 
de condamner la province à porter 
une dette perpétuelle dont l'extinc- 


Et ne s'intéressant qu’aux ports gre. 
de mer pour l'exportation, ils 


REPRESSION A CUBA !tion n'est pas suffisamment .prévue. 


Les rebelles descendent toujours vers le sud, en Epire et sur t4ineS exemptions. Les autres fondé de pouvoir de Son Exc. (Il a affirmé que ce problème fiscal 


ont négligé nos voies fluviales : côte de Adriatique, isolant les villes et interrompant les ton ut coute L pt on del co La Havane. — Le président ie Le re 
| A : A : Î : 5 : est. 
et ont laissé à l'abandon le ré-i transports. Malgré des bulletins rassurants émanant du pou- ——————— d'Edmonton, et Président de!Mendieta aux prises depuis une 


seau de canaux construits il y a | Voir, on craint qu’Athènes ne soit actuellement menacée, ce qui 


cent ans pour la navigation in- | consommeraïit la victoire de l'insurrection en opérant la jonc- 
térieure, En cela ils ne man- 


À : | î i 
la Compagnie “La Survivance”, Semaine avec des grévistes et 


qui portera sa candidature à la|[4®S fonctionnaires révoltés, 
Convention Libérale réunie!vient d’édicter la peine de mort 


.œuaient pas seulement de pré- 


voyance, mais, ils négligeaient 


indique la navigation comme le 
transport classique en Canada. 
Ce transport s’il est modernisé 
peut être aussi rapide et confor- 


‘table qu’un autre. Et combien 


il est plus économique et plus 
Sain pour le public voyageur; 
combien aussi il est moins dom- 
mageable aux terrains qu’il tra- 
verse sans les accabler de pous- 


convénients. 


Notre régime démocratique 
est bien celui du gaspillage, car 
il réclame béaucoup d'hommes, 
beaucoup d’assemblées, beau- 
coup de paroles avant de com- 
mettre une action, beaucoup de 


partis et beaucoup d'amis. Et 


ce ne sont pas ces derniers qui 
coutent le moins cher à l'Etat. 
; J. S. 


‘tion des révoltés de l’Ile de Crête avec ceux du Nord. 
Des avions tentent de maîtriser les équipages mutinés, par 
aussi une lecon de l'histoire qui! le bombardement. C’est le général George Kondilis qui comman- 


| de les forces du gouvernement. 


LA TOURNEE DES ABONNEMENTS 


mens 


Assemblée annuelle de 
““La Survivance 


l'élection provinciale de la ville. 
Cette convention aura lieu le 
28 mars prochain au Masonic 


| 

| Mercredi soir avait lieu aux Temple. 
bureaux de “La Survivance’”, 
l'assemblée annuelle des action- 
naires et des directeurs. Les é- 


APPEL DE 


pour le choix d’un candidat à |Pour tous ceux qui seront pris 


en acte de violence contre le 
régime établi On espère pour 
cette sévère répression mater 
les rebelles qui n’ont cependant 
pas encore lâché leurs posi- 
tions. à 


REFORME JUDICIAIRE EN 
FRANCE 


Les journaux de Paris nous appor- 


; tent la nouvelle de plusieurs projets 


de réforme de la magistrature fran- 
çaise. Tous ces projets insistent sur 
la nécessité de soustraire à l'influ- 
ence politique la nomination et la 
carrière des juges qui actuellement 
sont exposés aux ingérences des dé- 


M. Léo Belhumeur, secrétaire-géné- cles et d’apporter aux autorités lo- lections ont donné les résultats 
ral de l'A C F A, est parti lundi soir cales l'appui et les mots d'ordre de Suivants: Président, M. Milton 
pour visiter la région de Chauvin et l'Exécutif central de notre Associa- ! É : 
recueillir des abonnements à La Sur- tion Nationale. Il compte aussi sur sa! Martin, PHENALEr sen Gonron 
vivance en sollicitant des contribu-'tournée pour promouvoir l'organisa- | € de Belgique, élu pour un troi- 


tions à l’Association, selon le plan tion des Congrès Régionaux qui s’an- /Sième terme; vice-président, M. 


sière, de bruit et d’autres in 


déjà appliqué -avec succès. S 
M. le secrétaire-général entrevu 
par nous avant son départ déclarait 
que si la température continue d’être 
favorable comme il est probable à ce 
temps de l’année, la plupart des ré- 
gions du. Nord seront visitées en quel- 
ques mois. En plus de recueillir des 
abonnements-contributions, M. Bel- 
humeur s'occupera de visitér les cer- 


noncent comme particulièrement Aa |Ie commandeur J. E. Morrier; 
-rissants cette année. A date celui de 


M Rides n-eate cet ol : sec. le KR. P. Gérard Forcade, 
; ère-la- est ofïficiellemen , 5 d a 
annoncé et d'autres sont en projet | O-M-I:3- trésorier, M. J.-L. Ca | 
pour la région de St-Paul et celle | Sault, comptable. Les. rapports 
id'Edmonton. C'est l'intention de l'Ex-|des divers officiers sortant de 
jeune central de développer ces con-|charge, dont plusieurs furent 
grès régionaux, pour discuter et ré-'réélus, ont tous rapporté. d’en- 
soudre plus justemènt les problèmes courageants progrès dans lad- 
locaux, ministration. : 


M. STEVENS 


Ottawa. — M. Stevens, ancien 
ministre du commerce et an- 
cien président de la commission 
fédérale d'enquête économique 
a lancé un appel à la jeunesse, 
Pinvitant à faire pression sur 
les gouvernants vour les déci- 
der à controler la finance de- 
venue abusive. L'ancien minis- 
tre réclame l'établissement 
d’une commission de contrôle 
du. commerce et de l'industrie 
pour remettre en balance l’é- 


conomie canadienne compromi- pour effet d’entrainer la chute 
se par la finance. 


- putés. dans leurs droits. Cet état de 


choses date du ministère Jules Ferry, 
RETRAITE vers 1880, époque dans laquelle Ia 
DE McDONALD Franc-Maçonnerie mit définitivement 


la main sur le Parlement français et 
Londres. — Les journaux lon- | exigea l'épuration de la magistrature. 


ës : s É Depuis ce temps la situation est tou- 
doniens d'hier soir annonçaient jours allée de plus en plus grave jus- 
comme décidée la retraite de:qu'aux scandales financiers de lan 
M. McDonald; cette nouvelle | dernier dont on n’a pu atteindre les 
confirmerait de récentes ru- tr fines do 
meurs qui ont cependant été|5 Conseiller Prince a payé de sa vie 
plusieurs fois démenties aulcertaines démarches qualifiées d’in- 
cours du mois de février. Il est |aiscrétions par les auteurs de sa mort 
cependant probable que la nou-/|qaui craignaient sans doute ses révé- 
velle est exacte; elle aurait|l2tions. Les avocats du Barreau pa- 

9 |risien sont en tête du mouvement qui 
réclame la réforme de la magistra- 


du ministère de coalition, ture française. 


E 


LS et Ut à SE Rn en dE 


:.. de ‘soleil allongeait sur le Sable fauve 


. #ibus, wmbrae... 


. PAGE 2 


2000000000 00000ESEE 


Le ROYAUME... 


de L'INTÉRIEUR 


AAA AAA AAA AS A AA 4 A A0 4 2 42 4 4 4 4 2 


LE DEVOIR 


‘ 


dé ét de 


DOPOOLHODOSTOS. 


—“Sans le devoir, la vie est molle et désossée, elle ne peut plus 
se tenir,” a dit Joubert. 
—Toi tu me tyrannises par habitude. Ce mot “devoir” semble 
remplir toute ta vie; pour moi, il exclut la gaieté. De Saint- 
François je lis: “Un Saint triste est un triste Saint.” 
—Tu fais mine d'ignorer la juste définition du mot “Devoir” 
qui à mon point de vue, encourage plutôt la gaieté; ne sourit-on 
pas intérieurement d’être satisfait, et la satisfaction d’un devoir 
accompli, le moindre soit-il, donne du bonheur. 
—Au pensionnat, le mot devoir tintait autant que le son des 
cloches. J’en avais les oreilles trop pleines. Je me réjouissais à 
la perspective de ne plus l’entendre une fois entrée dans le mon- 
de, et voici qu'il me poursuit encore. 
S'attachera-t-il à mes oreilles, toute la vie? 

—Sans doute; Fenelon en exprimant sa pensée, avait bien 
pesé .cette phrase: “Celui qui fait toujours ce qu'il veut, fait 
rarement ce qu’il doit.” 

—Je serai donc toujours esclave, moi qui aurais voulu être, 
mon maître! 

‘-—Si tu le regardes à cet angle, oui; cependant, le devoir est 
maître parfois si doux, qu'il est agréable de plier à sa loi; ne 
finit-on pas par l'aimer! 

—Mais combien cruel dans mon cas, lorsqu'il vient en con- 
currence avec l’affection. Ne sais-je pas à quel point il faudrait 
de l’héroïsme pour t'obéir..… 

—Ton devoir ma petite soeur, est de ne pas céder. Tu crois 
aimer, tu es penses-tu, aimée de celui qui ne parle pas ta lan- 
gue; il en ignore le charme, la finesse, comprendra-t-il les 
désirs si légitimes qui t’envahiront parfois, de parler la tienne 
si maternelle, dont on ne se sépare pas, en dépit de peu importe. 

- qu'elle influence. 

—Je la lui enseignerai, tu sais combien intelligent il est? et! 
mon désir sera loi, pour lui; ne semble-t-il pas m'adorer? 

—Une fois marié, ses rares loisirs ne lui permettront pas de 
se consacrer à l'étude du français. 

Nos enfants acquièreront la mentalité étrangère. 

Tu réaliseras, que cette communion d'idées, qui unit les fa- 
milles heureuses, n’existera pas chez nous; quand plus tard, tu 
verras se ranger tes fils, du côté paternel en exprimant le désir 
d'accompagner leur père à son église, tu ne pourras que réaliser, 

‘combien la fidélité aujourd’hui appliquée au devoir, c’est-à-dire, 

à son Dieu, et à sa langue, aurait pu t’épargner des inquiétudes, 
des larmes. 

—Mon coeur, pourtant n’est pas dupe, je sens que jamais, il 
ne se donnera à un autre. ; 

——Ma chérie, il m'est toujours resté cette pensée de Musset: 
“L'esprit ne voit pas clair avec les yeux du coeur”. Tu es jeune, 
pas assez mûrie pour connaître vraiment tes sentiments. 

Crois-moi, tu confonds l'admiration et l’attachement avec 
cet amour que seul Dieu guide, et enflamme le coeur; ne hâte : 
pas ta décision, j e te veux si heureuse; songe à ta mission. 

—Quelle serait bien la mienne en vérité? 

—ÆCelle de maintenir le prestige de nos oeuvres; de leur aider 
à se développer, à se maintenir, à grandir, et en épousant hors 
de nos croyances, tu deviendrais traitre aux traditions. 4 

Noble Anne, luttez, en provant à votre soeur, que le grand 
bonheur ne consiste pas à caresser des chimères, mais à corriger 
les égarements du coeur. 

MADRINA. 


‘ LA BELLE CHOSE QUE 

° L'INSTRUCTION. 

Madame — Brigitte, négligente que 
ous êtes! regardez donc, je peux é- 


Certaines femmes se marient pour . 
avoir mieux ou pire; d'autres pour a- 
voir plus ou moins, mais ia plupart 
se marient pour le simple fait de se y 


marier, crire mon nom dans la poussière sur 
ts lcette table. 
La servante, avec admiration. 


Le lune de miel est chose déjà loin Ah! Madame, quelque belle chose que 
lorsque le mari doit frotter la cuisine. l'instruction. 


Fi 


GRIS 


Feuilleton de la 
“Survivance” 


tsuite) 
Le repas fini, le commandant pi-| Les deux hommies regärdèrent r'as- 


dier bourra amoureusement sa pipe, © magnifique descendre peu à peu|: 


s'enveloppa d'un nuage de fumée, |dans les flots. 
—$i nous allions dire bonsoir à la| Puis ce fut le crépuscule dans le 
mer? \ silence des êtres et des choses. 
—Mais, c'est une idée! Le Parisien|. Le ciel se teinta de mauve. L’Océ- 
endurci que je suis commence à ap-|an prit une couleur de plomb fondu. 


précier — sauf la fraîcheur — la poé- —Que c'est grand! s'écrie le com- 


sie. d’un rougeoyant soleil disparais- | mandant. 
sant dans l'onde amère. —Que c’est beau! répond le pro- 
—Voudriez-vous ‘un -châle.…. une |fesseur. 


couverture? propose Sylviane, mutine. 

Merci. Tout de même pas à ce 
point-lä! Mais j'espère bien que vous 
nous accompagnez..? 

—Non.. répond vivement Sylviane. 
j'attends des enfants du village qui 
- doivent venir ici me réciter leur ca- 
téchisme; et s'ils le savent, j'ai pro- 
mis de leur faire des projections dans 
la serre. | . 
5 —Dommagel. murmure le profes- 
-. Seur en la regardant d'un air qui 
:  frappa la jeune fille. Alors, nous par- 
tons sans notre petite fée... oui, dom- 
:. mage! Cela va gâter ma promena- 

de... 

- Ts gravirent lentement la dune où 


chose. Et j'en reviens toujours à mes 
idées: Un tel tableau n'aurait pas son 
artiste..? Il serait l'effet régulier d’un 
bête hasard! 
—Evidemment… 
sieur en gris. 
—Et puis, ce qui me fait parfois 
hausser les épaules, ce sont les ré 
flexions de certains Parisiens qui ont 
la manie de comparer la mer à la 
montagne, comme si elles n'avaient 
pas, chacun, leur magnifique part, et 
tellëment différente! Sans compter 
ceux qui reprochent à le mer d'être 
toujours, et toujours la même chose! 
—Oui.… ceci, je'ai entendu dire. 
© —Or, elle ne cesse de changer. Un 
: peintre a fait, dans l'ile une expo- 
: =Majoresque caduñt, altis ‘de mon-|sition des. “Visages de le Mer”. l1 y 
(1) cita le professeur avait soixante’ toiles. - La. mer, lé ma- 
: vor “le mer, 1e soir... la mer, le nuit... 


concède le Mon- 


. l'ombre dorée des grands pins mari- 
- times. : 


cout savait son Virgile par coeur. . 


DEN er 


—Au fond, nous disons la même. 


. L'église m’apparaîit, avec 


Un grand deuil régnerait 


Nulle gloire, ici-bas, 
‘Car un peuple n'est grand 


L'église, c’est le coeur des Ha rdEsSs rustiques 
C’est leur âme qui vibre, en sa cloche d’airain. 
L'église est le témoin des âges héroïques 

Qu'ont véçus nos aïeux, dans leur labeur serein! 


Sans elle, il n’est plus rien de ta grâce, Ô campagne 
Sans elle il n’est plus rien de ta sublimité; 
Sans la croix, ta céleste et fidèle compagne, 


LA. SURVIVANCE. 


L'EGLISE 


Du plus loin que je vois mes heures de jeunesse 


son fin clocher. 


Je songe aux premiers jours où j'allais à la messe, 
Et je revois la nef où j'écoutais prêcher. 


J'entends les grelots'clairs, les lourdes carrioles, 
Qui passaient, à grand train, les soirs de la minuit 
Je vois les lampions, les feux, les banderoles, 


. 


? 


’ 


au fond de ta beauté! 


Ah! puisses-tu garder ta ferveur ancienne, 
O race de croyants, bon peuple de chez-nous! 
n’égalera la tienne, 


et n'est beau qu’à genoux! 
Blanche LAMONTAGNE. 


... 


EE —— 


Extrait de “Nuances” 


RESPONSABILITE 


C’est un mot que nous n'’ai- 
mons guère parce qu’il est une 
chose dont nous dévrons rendre 
compte —- porter le poids — au 
jour du jugement. 

Si nous étions les maîtres de 
notre destinée, nous ne vou- 
drions être responsables de rien, 
ni de personne, ni de nous-mêé- 
mes. Nous voulons bien rendre 
service, être aimable, faire la 
charité, mais tout cela en dilet- 
tantes, quand bon nous semble, 
quand il nous plaît. Nous sup- 
iportons mal les obligations, 
nous gémissons sous l'étreinte 
| de la loi, nous essayons de nous 
y soustraire. 


Le devoir qui constitue pour 
chacun la responsabilité est le 
compagnon de route de toute 
notre existence; quelquefois 
nous réussissons à le couvrir 
d’un nuage de poussière et d’ou- 
bli, mais la poussière retourne 
vite au sol et le devoir réappa- 
irait — souvent hélas! — ac- 
compagné d’un autre personna- 
[ÉS qui a nom le remords. Parce 
que la responsabilité est inhé- 
rente à notre vie, nous la cro- 
yons écrasante, cruelle: elle 
n'est que bienfaisante. Ne ré- 
vèle-t-elle pas à chacun de nous 
si nous Ja reconnaissons, de 
quelles puissantes facultés mo- 
rales il peut disposer; quel poids 
il peut supporter, quelle est sa 
résistance de vie, son courage 
et sa grandeur d'âme? 

Riches et pauvres, très doués 
et médiocrement doués, nous 
sommes tous en face d’un cer- 
tain nombre de combats dont 
l'issue dépend de notre volonté, 
de notre direction. Nos négli- 
gences, nos lâchetés pourront 
peut-être laisser notre vie ex- 
térieure plus paisible, mais no- 
tre volonté, emportée à la dé- 
rive, ira vers les désirs faciles 
qui ne donnent pas la paix. 
vaut mieux faire bon ménage 
avec son devoir, accepter de 
bon coeur, avec contentement, 
la «responsabilité qu'il engendre. 

“Si je croyais, encore au bon- 
heur, disait Chateaubriand, 
ic ’est dans la conformité que je 
le chercherais.” 


oo + 


Yvonne Charette. 


la mer laiteuse … la mer caressante.. 
la mer “à Ja malice” comme ils disent 
ici. Pas une de ces toiles ne ressem- 


À | blait à l'autre; et le mur de l’exposi- 
| tion avait un chatoïiement de pierres 


précieuses … 


—Le professeur de beauté, que je 
suis, voit très bien ce mur-là.… 

—Puissiez-vous, bientôt, voir mieux 
encore! 

À ce moment, au bas de la dune, | 
une-pauvre barque attira leur atten- 
tion. 

C'était celle d'un pêcheur des E- 

loux, un brave homme, nommé Pêéle- 
Mêle, qui s’en allait poser des filets 
vers, le large. 
Et ils remarquèrent que la barque, 
en s’enfonçant dans le noir, traînait 
dans son sillage tout ce qui restait 
encore de lumière éparse à la sur- 
face des flots. 

Sans rien dire, ils la suivirent long- 
temps des yeux, elle et son trian- 
gle de clarté, qui allait sans cesse et 
sans cesse en s’agrandissant. 

Alors, le commandant $e tourna 
vers le Monsieur en gris, et il lui dit: 
Je voudrais entrer dans votre &- 
me, commr cette barque entre dans 
le noir, en amenant toute.la lumiè- 
re de la vérité derrière moi. 

.. —Ainsi soit-il!….. sourit le Monsieur 
en gris. 
CHAPITRE XII 

Si le Monsieur en gris était venu 
tard la veille, il se rattrapa le lende- 
main, car il déambulait sur a route 
dès 9 heures du matin. 

Il avait fini par aimer ces promé- 


nades dans le calme bleuté "des heu- 
res matutineles: et, quand il arrivait 


| Extrait “L'Action Française” 
LA PREMIERE 
CANADIENNE 


L'existence de la première 
canadienne déborde de leçons et 
d'exemples. Dans quels sentiers, 
au Canada, Marie Rollet n’a-t- 


elle pas pénétré avant toute au- 112 Cuiller à soupe de fécule de teur du Solitaire. 
tre? Elle demeure, nous le sa- : 


vons, la première institutrice de 
chez nous. Elle prélude à cet 
enseignement féminin que de- 
vaient illustrer par la suite tant 
d'âmes grandes, nobles et sain- 
tes. 

Elle à donné enfin, la pre- 
mière, ne l’oublions jamais, la 
preuve suprême d’un profond 
attachement au sol canadien. 
Ce fut un geste précurseur d’ac- 
tion française. Car qui donc, de 
1629 à 1632, alors que le dra- 
peau de la France ne flottait 
plus sur le fort de Québec, gar- 
dait fièrement, jalousement, 
Sous son toit, le lourd et riche 
dépôt de la civilisation françai- 
se et catholique en Amérique? 
Marie Rollet. 

Et n'est-ce pas, ainsi que nous 
le dirions aujourd’hui, en notre 
langage moderne, elle avait su 
“tenir” et “tenir jusqu’au bout”, 
Marie Rollet, la première Ca- 
nadienne? 

Marie-Claire Daveluy. 


CREME ESPAGNOLE 


1 cuiller à soupe de gélatine 
g'anttée— 

14 tasse d’eau froide 

3 jaunes d'oeuf 

l4 cuiller à thé de sel 

3 tasses de lait. 

1 cuiller à thé de vanille 

3 blancs d’oeuf 

1/3 tasse de sucre. 

Faites tremper la gélatine 
dans de l’eau froide. Faites une 
crème (custard) avec les jau- 
nes d’oeuf, le sel et le lait. Fai- 
tes cuire, en remuant constam- 
ment, jusqu’à ce que le mélange 
adhère à la cuiller. Faites dis- 
soudre la gélatine dans le mé- 
lange chaud. Laissez refroidir 
et ajoutez l'essence. Lorsque le 
mélange commente à s’épaissir 
incorporez-y la meringue en a- 
joutant le sucre aux blancs 
d'oeuf battus, en neige ferme. 
Versez dans des moules et lais- 
sez refroidir. 


jmer, aux algues usaie et aux co- 
quilles cassées, ses précieux pieds, 
qu'il stérilisait, matin et soir, à l'eau 
de Cologne! … Il n'y songeait pas. 
Mais il aimerait assez voir le com- 
mandant et, qui sait! peut-être Syl- 
viane, dans la libre nature, et tout à 
un sport qui, certainement, leur était 
cher et familier. 

Cette fois encore, le petit dieu bou- 


da. Décidément, le professeur en Sor- 
bonne commençait à n'être plus aussi 
bien en cour. 


Sylviane était partie pour pécher, 
mais des crevettes. 


Le commandant, lui, avait un faible 
pour les crabes et les tourteaux, avec 
lesquels sa domestique faisait une 
soupe de “haute gresse” comme au- 
rait dit Rabelais. 


Or, les crevettes, : petites bestioles, 
très fines et: très propres, canton- 
naient à gauche des Eloux, dans de 
la belle eau claire. 


Et les Gb les gros surtout, BE 
taient du côté opposé, dans des trous 
moussus, sous les rochers, 


Bref, le Monsieur en gris, qui se 
croyait très en avance, arriva quand 
‘la mer remontait, et il aperçut le 
commandant, une grande pique sur 


l'épaule, qui revenait, lui aussi, avec | 


la marée, 


Le professeur s'avanca à ‘sa ren- 
contre jusqu'à l'endroit où le sable 
commençait à fraichir un peu. 


Vous avec fait bonne pêche...? 


: — Venez constater! 


isur la dune et que le vent du large le! 


frappait au visage, il avait, lui aussi, 
(l'impression de respirer tout l'Océan. 

Et puis, le commandant lui avait: 
annoncé qu'il irait pêcher. La cho 
l'intéressait, non pour aller. pêcher 
AE mERES “Mercit., «Livrer à Fes de. 


# EU 


—Approchez plutôt. 


: . Tâh oui... : vos bottines verniesl. 


Et, tout en. marchant, lé. comman- rephins,' dès chérubine.… “Tous,” “purs lez: 
dant lui montre. son’ panier plein. æ 


PRES pusants et proue 


| DESSERTS AU LAIT 


Pourquoi tant de mères pren- 
nent-elles plaisir à préparer des 


poudings au lait pour leur fa-| 


|mille? La raison en est facile 
à trouver: les desserts de ce 
genre sont de digestion facile et 
bons pour la santé; ils consti- 
tuent un mets idéal pour les en- 
[fants aussi bien que pour les a- 
dultes et devraient faire régu- 
lièrement partie des repas quo- 
tidiens. Toutes les ménagères 
économes apprécient également 
le bon marché et la valeur nu- 
tritive de ces poudings, et elles 


savent que les matériaux né- 


cessaires pour leur préparation 
se trouvent en abondance à tou- 
tes les saisons de l’année. 

Pour que les poudings au lait 
continuent à plaire, il faut les 
varier de temps en temps en se 
servant de différentes essences 
en ajoutant un peu de couleur 
ou. en recouvrant le pouding 
d’une meringue et en ayant soin 
de toujours servir ces mets de 
façon à ce qu'ils plaisent au, 
goût. 


On pourra se procurer dau-; 
tres recettes pour les desserts 


au lait en écrivant au Service 
de l'utilisation du lait, Division 
de l'Industrie Laïtière, Ministè- 

re fédéral de l'agricuiture, Ot- 

tawa. 

Pouding : au riz à l’érable. 

14 tasse de riz 
?|2 tasses de lait 


, 


maïs 
1 tasse de sirop d'érable 
2 jaunes d'oeuf 
2 blancs d’oeuf 
14 tasse de sirop d'érable. 
Faites bouillir le riz dans de 
l’eau salée jusqu’à ce qu’il soit 
tendre. Faites chauffer le lait 
au bain-marie. Remuez la fa- 
rine de blé d’Inde jusqu’à ce 
qu'elle soit lisse dans une 14 tas- 
se de sirop d'érable et ajoutez 
graduellement le sirop au lait 
chaud. Remuez jusqu’à ce que le 
mélange s’épaississe et faites 
cuire 15 minutes. Ajoutez le riz 
et les jaunes d'oeufs bien bat- 
tus. Mettez dans un plat beur- 
ré qui va au four. Battez les 
blancs d'oeufs en neige ferme, 
ajoutez graduellement le 14 de 
tasse de sirop d'érable et épan- 
dez-le sur la pouding. Faites 
cuire dans un four modéré 
(3500) jusqu'à ce que la pou- 
ding soit doré (environ 15 mi- 
nutes). 


: SOUFFLE AU CITRON | 


Le fées Tes 


3 cuillers à soupe de farine de 
blé d'Inde 

1 cuiller à soupe de farine 

1 tasse de sucre 

14 cuiller à thé de sel. 

1% tasse de lait froid 

‘13% tasse de lait chaud 

2 citrons, zeste râpé et jus 

2 jaunes d'oeuf 

2 blancs d'oeuf. 
Mélanger farine de blé d’Inde, : 

farine, sucre et sel ayec le 

lait froid. Ajoutez au lait‘ chaud 

un bain-marie et faites cuire 

environ 20 minutes, en remuant 

constamment jusqu'à ce que 

tout le mélange devienne épais. 

Ajoutez une partie du mélange 

chaud aux jaunes d'oeufs bat- 

tus et au zeste de citron. Ver- 


sez en agitant dans la pouding 


et faites cuire 3 minutes. Enie- 
vez du feu. Ajoutez Je jus de ci- 
.tron et 
‘d'oeuf battu. 


_caa se mange, ces bêtes- : ? in- 
terroge le professeur d’un ton assez 
inguiet. 


—Si cela se mange! Je vous en fera 
goûter. Les gourmands, ici, les ser- 
vent, farcis avec de l'ail. 


h… Jaill. 


quelle horreur! 
—C'est tout simplement exquis! 


Le commandant sort alors quelques- 
uns de ses captifs… Il y en à des 
rouges, des écarlates, des bruns, com- 
me une vieille bure: d’autres sont 
nettement couleur de terre de Sienne 
brûlée. Il a pris des araignées de 
mer et quèlques tout petits homards, 
d'un joli bleu de roi. 


—Regardez!. On dirait des cheva- 


liers du moyen âge, tout bardés de. 


fer, et leur lance en arrêt. La faune 
marine est magnifique et, degré par 


degré, elle descend harmonieusement . 


jusqu'au corail et: jusqu'à l'éponge 


Au-dessus de nous, ce doit être alors | 
Y avez-vous ! 


une autre splendeur... 
pensé quelquefois? 


\ 


—Aurdessus de nous? 


—Oui, au-dessus de nous. Vous n'a- 
vez pas, je suppose, la prétention de 
vous croire, vous, le degré suprême de 
l'échelle des êtres .? celui au-dessus 
duquel il n'ya plus rien? Sans quoi, 
tout” professeur que vous êtes, vous 
raisonneriez comme mes ‘homards au 
fond de leurs trous de rochers. 


—Et qui: ROSE Vous au-dessus de 
nous? | 


. —Mais des êtres qui ont la chance : 


[de n'avoit ni poumons, ni intestins, | 


ni foie, ni vésicule biliaire, ni corps. 
—Des ‘anges. .? Comme, dens la rue 

Saint-Sulpice. 2 pl e ” 

: —Des anges, des he des sé 


pas 2e 
Quelle imagination! * i 


incorporez lle * blanc 


c'e ne précisions  Supre-rafionnelles Me 


13 MARS 1935. 


MOTS CROISES 


: PROBLEME No 36. 


1 2 3 4 " 6 7 5 10 . 13 

| CLEO 
EE 
un MenuN un 


+ 


+ 


… 


CT ICT) CR LT 1] 
= sos 
E Runnnnun 


EH HENER HER 
HE 
RASE) BEL 


lettres du mot enné- 
HORIZONTALES : 13—Quatre 1 
1-—Qui plait à l'oeil ou à l’esprit— ade. — Adjectif qui exprime ou pa- 
L'une des incarnations de Vichnou,  rité ou identité. 
dans Ja mythologie hindoue. VERTICALES : 


i  2—Calme et sans inquiétude — Cel- 1— Genre d'oiseau gallinacés. 
le qui donne des soins maternels. Premier rang. 
3—Ce qui sert à parer—Composi- | 2_célèbre marin, né à Dunkerque, 
lteur français, d'origine italienne, au- :s'illustra comme corsaire. — Fait 'd’a- 
buser par la violence d'une fille, ou 
4—Application des connaissances à d'uñne femme. 
‘la réalisation d’une conception. — : 3—Femme de Pepin le Bref. — E- 
‘Deux syllabes du mot atmosphère— “blouissement passager. 
| Vaste amas d'eau salée. 4—Liquide transparent, insipide, 
| 5-—Quatre lettres du mot Othon—, ‘inodôre. — Cina lettres du mot obé- 
Trois voyelles—Petite monnaie de cui- : rer. — Rivière d'Allemagne. 
vre. | 5—Lettres du mot rata. — Les let- 
6—Consonne. —Epoque qui se dis- \tres du mot Cie. — Ville d'Arabie. 
tingue par des événements remarqua- : 6—Voyelle. — Saison — Consonne 
bles. — Consonne. — Trois lettres du |_gsison — Voyelle. 
mot tison. — Consonne. | T—Trois syllables du mot mascara- 
7—Sorte de pain sec, dur et Peu qe. 
levé. i 8—Consonne. — Tranquille, cal- 
8—Consonne. — Pointe de terre au me__Yoyelle—Toute personne choisie 
confluent de deux cours d’eau ou qui par l'élection. — Consonne. 
s'avance, en mer. — Voyelle. — Che-\ 9_accumulation. Contraction 
val de taille moyenne, à l’encolure ‘ convulsive de certains muscles. — 
épaisse et courte. — Consonne. | Foy er de la cheminée. 


9—Mot anglais équivalent à tou-; 10—Grande étendue d'eau salée.— 
jours. — Point de départ de chaque ‘Painte d'une montagne élevée. — Les 
chronologie particulière, — Les let-: lettres du mot mue. 
tres du mot Enye. | 1l-—T'une des Mousquetaires de 
10—L’'art de lancer, au‘moyen d’une : ‘Dumas. — Genre d'insectes. 
arme. — Cinq lettres du mot Atalan-| j9_ Quatre lettres du mot effet. Ti- 
te — Trois consonnes. Ître des descendants de Mahomet. 
| 11—Ancienne contrée de l'Asie Mi-| j3_Genre de palmiers. — Quaker 
Ineure. — Se dit des frères et des anglais, né à Londres, gouverneur et 


soeurs nés de la même inère. législateur de la Pensylvanie. 


‘  12—Planète satellite de la terre— 
: Quatre lettres dû mot Ruhrort. 


13 12 11 10 9 8 7 6 


| 


î 
j 


! CREME ESPAGNOLE | 
| AU CHOCOLAT 


Même recette que pour la Crè- 
me espagnole. Faites fondre 114 
once de chocolat non sucré dans 

‘au lait lorsque vous faites la 
crème renversée (custard.) Bat- 
tez avec une batteuse rotatoire 
là oeufs, puis ajoutez les jaunes : 
d'oeufs et le sel. 


Solution du problème 
No 32 


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| La solution du problème 
No 36 paraîtra le 3 avril 
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Mademoiselle Marie-Anne Marcoux, McLennan, Aïlberta, 


est l’heureux gagnant du problème äes Mots Croisés 
No 38. — Nos félicitations. 


| 


Nous vous présentons. 


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EDMONTON 


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| —Pas au tout. L'échelle. au-dessus cablent toujours. “un peu 


ange ou pas | 
est aussi certaine que l'échelle ‘au |rn8e,. je- me félicite tous les jours du 
dessous. Souriez tant. que Vous. vou-. choix: de’ mes. vacances : Comment 


mais c'est comme lat péut-on venir à. * Nokmoutie, et ne. 
Enfin). soupire le professeur: que jpes. sy Ptrèt. . ; 


ee ë, 


; 


EDMONTON, ALBERTA, LE 


13 MARS 


" 


1935 PAGES 


L'Avis des Autres. 


ÎLE CANADA ‘POUR VIVRE 
FRANCAIS | 


LA SURVIVANCE | 


Organe de l'Association 
Canadienne-lrañnçaise d’Alberta. 
publiée par 
Imptimerie “La Survivance” Ltée. 
Edmonton, Alberta 


Talents de toutes sortes, intuition, 
Quand on voyage à travers la Pro- | assimilation, adaptation, glorieux 
DIRECTEUR : Gérard Forcade, o.m.i vince de Québec, on remarque d'a-!passé, vérité religieuse intégrale, de 
REDACTEUR: Jacques Sauriol. bord que l’église paroissiale est tou- nombreuses bonnes volontés dans tous 
ADMINISTRATEUR : Fe le plus imposant édifice du vil-|les ordres de l'activité, une ardente 


Le commandeur JE. Morrier. lege ou de la ville, et l'école et le! jeunesse, et puis, des épreuves qui 
Abonnement annuel couvent sont toujours situés dans lei 


; font réfléchir et préparent 1 É- 
+ CANADA: &® 00 voisinage. L'église est le centre de la dE ae 
? à aNUEL. ds sen ses Cuers 


ÉTATS-UNIS 29 50 vie religieuse et sociale du peuple veils, des agonies mêmes qui présa-  - Es plus so 
DyLE -UX pee 2.5) É AU : ent des résurrections | son plein effort, qu’il ne rend plus 
EUROPE : 53.00 les cloches paroissiales annoncent par : & ons, nous avons tous les services qu'on a le droit d'at- 


LA POLITIQUE ARMAND LAVERGNE 


ANGLAISE 


C'est un grand homme et un grand canadien-français qui 
M. Ramsay MacDonald s'en jira-t-! . : 

fl? Beaucoup en expriment l'espoir, vient de disparaître à Ottawa. Armand Lavergne a été l’un et 
mais il ne semble pas, et la chose se l’autre par ses talents qui lui valurent une brillante carrière 
comprend assez facilement, que M. politique et la fidélité de ses convictions nationales. I1 était de 
MacDonald pense comme eux. Dans ceux qui entreprirent de réveiller il y a vingt-cinq ans notre pa- 
a a triotisme somnolent. Il se fit à lui-même sa thèse nationale en 
déclaré qu'on n'aurait pas besoin de la basant Sur nos traditions, nos droits et nos devoirs. Et cette 
le prévenir quand il serait temps pour | thèse il la professa toujours avec une égale ardeur, il l’affirma 
lui de partir, qu’il s’en irait dès qu'il | en toutes les circonstances et jamais il ne douta de la réalisation 
de ses espoirs. 


Pourtant avant la guerre, l’égoisme des hommes publics et 


… La correspondance est reçue avec l'indication 
du service, Rédaction où Administration, à 
BUREAU : 10010. 10%e rue, 


leurs notes joyeuses les baptèmes et tout ce qu'il faut pour faire un grand 
les mariages, eb leur voix funèbre | peuple, qui attire l'attention et qui 
annonce le décès des vieux parois- 


tendre de lui. 


Maïs, précisément, c'est le point où 


l'ignorance de la population présageaient un bien sombre avenir. 
E& après, tout parut sombrer dans l'argent. Ils n'étaient restés 


étonne, devant qui on s'arrête et qu’on 


quand ou ne les peut plus augmenter, car vivre hors de ses 


Lanonton. Ciborta siens. Elles rassemblent aussi les fa- |. di : . 
Fo "TC A £ s és % 

mél sbhone: 24707 milles pour les réunions sociales et les; °CIme, qu'on aGmire ei qu’on 

D ie citoyens pour les assemblées civiques. L craint, qu'on respecte même si on ne 


: É : . il'aime pas. I! n’ ’une c i 
Depuis le début de la colonie ré- | P + “rQMuRe chose qui 


LE PREMIER MAL |cole a toujours existé à côté de l'é- [nous manque: de la fierté et son mo- 


glise. Ces couvents et ces écoles nelteur, le caractère. L'orgueil est un 

ae pas d'hier. Mgr de Laval fon- | péché capital pour les peuples comme 

da lui-même la premiére école pour | Lour les individ i | 
L’intempérance est le vice de celui qui veut trop manger et Jes garçons, et ce petit collège dl . ae RS ie nn 
estime de soi, conforme à la vérité 


o : L dé eloppé dans la vaste et célèbre 
: 5 n v : : Lu 
trop boire et qui veut trep de luxe dans son linge et dans sa Merle out noËt à. C'est de des faits, n'est pas un péché. Nous 


maïson. L’intempérant est un homme qui plate les valeurs ma- cette institution aussi que tirent leur ne sommes pas assez orgucilleux. 


us . » origine tant de collèges répandus Bi i ’ê È ë 
térielles avant les autres. 11 dépense le meilleur de son temps et © FA RO RE Ë Bien loin de l'être, nous porlons sur 

dans toute la province et les grands ; tre front comme un stiemate de 
de ses talents pour augmenter ses moyens et il s'empare des séminaires de Montréal et de Québec. me ARS 
galérien, de forçat, le signe de notre 


moyens des autres quand les siens ne lui suffisent plus. ne. détaite -des-lalnes Abraham ROe 
C'est un désordre de trop s'occuper des affaires matériel- dienne-française du pays, et même DOrIORE en nous un tempérament de 
! : : une forte partie qu clergé catholique vaincus. Nous nous croyons nés pour 

les car les affaires de Fâme et de l’esprit ont aussi leurs exigen- du Canada et des Etats-Unis. faire des domestiques. 
ces et elles réclameront de lourds arrérages à celui qui les a né- : Les premières institutrices de _… 


gligées. Et c’est aussi un désordre de vivre hors de ses moyens écolcs maintenant largement répan-: NE es us a Le 
dues partout dans la province étaient toutes ce sentiment, cet entêtement de 

des dames de la noblesse française, défaitistes! Nous avons de la valeur, 
moyens, c'est vivre aux dépens des autres, et l’intempérance venues en Canada au dix-septième 
devient alors une injustice. à isiècle. La Sceur Marie de l'Incarna- 
Ition fonda le couvent des Urselines à. (RE: 

Québec en 1639 et quelque temps plus 2irS NOUS avons une mission à rem- 
tard Marguerite Bouigeois la pre- plir en ce pays ct dans tout le nord 
crédit: c’est ainsi que l’on compromet l’avenir pour gaspiller mière école indienne dans une tour du continent américain. Hérauts du 


dans le présent. Le mal que fait le gaspillage de l’intempérant qui existe encore dans Je parc du Christ, nous devons être avec quel- 


. Grand Séminaire de Montréal. A 
ne f’arrête pas à lui. La famille en souffre s’il en a une ou s’il, ques autres les témoins de son Evan- 


en vent ss Avoir pour Cire Sénl > sas Der ss rooms ä | Une idée fausse encore répandue en'gile civilisateur, devant tous ces peu- 
U | , > a | 

ne P . Æ A BASR a pa : | Ontario. prétend que les canadiens- bles qui lignorent ou tout au moins 
sées, son FEVER présent et ses moyens futurs. En gaspillant il os ae ae a ne le servent pas et ne le reflètent pas. 
injustice. L’injusti ? FAne à - ; ps à 

commet donc une injustice. L’injustice est plus grave quand te lee Dersonnse ou inaruites pare ÉD entant authentiques de ja ci- 
on ne s’arrête pas à gaspiller ce qui devrait être partagé avec une lent un langage pauvre, comme les :vilisation française en Amérique, nous 
fémime et des enfants, mais quand on exploite le capital, le re- |canadiens-anglais sans instruction ‘nous devons de garder Ja Jangue de 
: Hors < 2 a ? parlent ‘un mauvais anglais. Mais France et de la parler le plus cor- 

venu ou le crédit du prochain pour vivre à ses dépens. Telle est comme le meilleur anglais se parle |rectement HE Di de ares 
bien l'origine de la fortune excessive amassée par un ambitieux à Dublin et non pas à Londres, ainsi 
< , 2 & = : ‘le meilleur français est parlé à Qué-| An 4. 
intempérant. Elle n’est jamais acquise par des moyens irrépro- he et à Montréal et non pas à Pa- jqualités de son génie propre, “le res- 
chables. Il y a toujours au fond, des procédés peu scrupuleux, ;ris. La raison de ceci est que les :Pect de la mesure”, suivant la juste 


: =: x + #. à ë 
du mensonge et de la concurrence déloyale N’ést-ce pas voler BRIE maîtres qui vinrent ensei- ‘expression de Georges Duhamel, le 
: lgner ici enseignaient le français clas- Irespect de la mesure au milieu des 


nous avons de la race, nous avons des 
droits. Nous avons surtout des de- 


Pour vivre hors de ses moyens il faut trop compter sur le 


‘ 


son prochain que de profiter de son peu d'intelligence pour \sique de Bossuet et de Fénelon. C’est | débauches de toutes sortes qu'a in- 


“Pemplir” en affaires? Et n'est-ce pas pourtant le procédé cou- |Pou'auoi le langage des canadiens quil tee ot répan ‘américani 
p È p . :semble archaïque à un français d’ u- | pandues l'américanisme, 


rant qu’emploient les ambitieux intempérants pour augmenter jourd'hui était du meilleur français 14 T€Cherche de l'équilibre, ‘le sens de 
leurs moyens ou pour vivre aux dépens des autres ? au temps de Louis XIV. la logique, le goût de la clarté, la 
M. DEAN O'SULLIVAN passion du droit, la soif de l’apostolat, 


L’intempérance c’est le gaspillage, l’injustice et le vol. Tou- le culte du spirituel. Enfin, nous nous 
(The Catholic Record) 


te la question économique est contenue dans ces trois mots. Que 
les hommes ne gaspillent point, qu’ils ne privent pas leur famille! (Quelques inexactitudes de détailine doit pas être en vain que nous 


6 à : 5 iwenlèvent rien à l'autorité de ce ju- |avons tant souffert. Ce ne doit pas 
et qu'ils ne volent pas leur prochain. Et la prospérité viendra igement sur le caractère catholique et |étre en vain que nous avoñs résisté 
toute seule. jusqu'ici. Ce ne doit pas être en vain 
que les héros de notre histoire nous 
font descendre de temps em temps en 
nous-mêmes et nous demandent un 


français des canadiens-français.) 


J. $. 


ILA PAIX 


que le vieux a fait son temps. 


devons à nous-mêmes de survivre. Ce , 


il est peu probable que ses critiques que quelques hommes irréductibles qui se disaient en serrant le 
et lui, sentent et raisonnent de là rang à chaque nouvelle défection: Le présent est malheureux, 
même façon! mais l'avenir sera meilleur: il faut tenir en attendant. Ils ont 

La situation de M. MacDonald est tenu et aujourd’hui dans la levée de la jeunesse canadienne- 


fort difficile. Il est le chef officiel du française qui s’élance par tout le pays à la conquête de l'idéal 
ministère national, mais £<es parti- 


sans personnels. les travaflistes ont que trop de ee aînés ont dédaiené, les hommes qui Br tenu dans 
l'ont suivi dans la coalition, ne repré- l€S Mauvais jours peuvent se réjouir de la fécondité de leur 
sentent dans la puissante armée mi- oeuvre. 


AIMÉMNS"QUUR Pour. DeMR EtRenes? Ils ont parlé devant l'indifférence, ils ont agi devant la la- 
ment. Ce n'était point pour relever 


son prestige auprès des députés con- Cheté, ils ont souffert devant l’égoisme; mais pas une de leurs 
servateurs, dont bon nombre voyaient Paroles, pas une de leurs actions, pas un de leurs sacrifices 
déjà d'un assez mauvais oil cette ne se perdra. En voyant la jeunesse de ces années que la pau- 


alliance qui leur donnait figure de yreté a éprouvée sans l’abattre et que les leçons de l'expérience: 
seconds. Depuis, M. MacDonald a été 


Soutrribt contain à-une lonpué 45 ont tôt assagie, comme ils doivent se réjouir de voir se lever 
sence, et l'on ne se gêne point en tant d’espérances. Nous n'avons pas encore guéri tous les maux 
certains quartiers d'exprimer l'avis accumulés en trente ans d’endormitoire national et nous n'avons 
_pas encore reconquis tant de terrain perdu depuis l'abandon 
Que M. MacDonald s'en aille ou des chefs, mais nous avons cessé de reculer; nous tenons main- 
non, il est clair que le ministère aura, tenant et le jour n’est pas loin qui nous verra heureux et pros- 
dans Jes prochaines élections, une Lères dans la fidélité à nos ancêtres, dans la tradition et dans 
Jde PAIE A SOEUR iq fidélité à notre devoir national. Ce jour-là il faudra se s0 
Sa majorité actuelle d’abord ne cor- & k 1e ; VO a Aer Ces + IX AAUGEA Le 
respond point à la répartition numé- : Venir de ceux qui ont accoté notre renaissance sur leurs sacri- 
rique des électeurs; puis, le parti tra- fices. Ils ont tenu devant l’adversité et devant l'abandon. Ar- 
ae reprend du terrain, tandis mand Lavergne était l’un d’eux. Que sa mémoire nous récon- 
que les conservateurs, qui constituent 4e La fidélité de ses convictions nationales a dû lui mériter 
le gros de sa majorité, sont rongés | * : L 
sur leur droite par le groupe Chur-, déjà la récompense du Père de toutes les nations. 
chill On a vu que, tout récemment | 3. $S. 
encore, la candidature du jeune Chur- 
chill, qu'appuyait son père, a fait: 
tomber aux mains des travaillistes 
une ancienne forteresse conservatrice, 


Lc Devoir. 


i 
a | 
! 


MONSIEUR BOURASSA 


Monsieur Bourassa est un homme sincère. Depuis quarante 
LES LIVRES ans qu’il occupe une plate à part dans la politique canadienne, 
= c’est la plus forte lecon qu’on puisse faire, et la plus méritée aux 


:plendir dans. toutes nhäthyres tes. paraitre prochainement aux E-|autres qui ne furent pas commé lui, en constatant que RORIOUESA 


ditions Albert Lévesque, un volume ofessé les mêmes opinions, qu’il a toujours animé des mêmes 
de M. René Guénette, directeur de 8 Dr pe) qd j 


Ecole Canadienne: Pour Vivre, oeu- ! Convictions religieuses et nationales et que toujours ses paroles 
yre de doctrine nationale dont un|et ses actes furent inspirées des mêmes sentiments. 


fragment parait dans l’Avis des Au- 
tres. M. René Guénette, membre de Quelque discutables que soient certains de ses avis, quel que 
ee pre une soit le sort de la thèse nationaliste qu’il prêcha dans lintérêt 
depuis plusieurs années au person- du Canada, la lucidité géniale qui lui a permis de prévoir depuis 
École aus dl trente ans tous les événements, tous les problèmes et toutes les 


recteur et, croyons-nous, fondateur de! crises de notre pays et de notre société demeure un grand titre 
l'Ecole Canadienne, sa double compé- | 


tence d'éducateur et de publiciste lui! d'honneur, car seul de tous nos hommes d'état il a su prévoir 
confèrent une haute autorité pour et jamais il ne fut débordé par les événements. 


traiter de la Survivance par l'Ecole. œ 
Ce qui J’honore encore plus c'est son courage. Jamais il 
n'hésita à dire ce qu’il croyait être la vérité. Sans négliger l’au- 


Vient de paraître “L’Evangile dans| torité de l'expérience il eut toujours la parole libre et ni l'in- 
la vie scoute catholique” par le Père! ; A : : . 
Vincent, franc. Un petit livre qui vient : fluence des hommes d’argent ni les passions populaires ne l'ont 
à son temps et qui est de tous les'r#.; re is il s’ j incliné devant ceux qu’il con-: 
temps puisqu'il condense l'expérience ! fait taire. Mais il s’est LORQUTe HAESS É q 

d'un éducateur et une riche méthode : vient d'écouter parce qu ils parlent au nom de Dieu. Ce respect 


d'éducation. A l'heure où le scoutisme , : j , ourd’hui au 
chez n0uS: passe “pas Une. éotion de l'autorité et cette liberté de l’esprit confèrent aujourd 


Nous pouvons croire à cette volon- 
té sincère chez tous ceux qui sont 
capables d'idées générales, et que n’a- 
I n'a fallu que quelques appréciations des auditeurs pour [PEbRIÉ pas un égoïsme étroit. 


décider la Commission de la Radio à maintenir le programme] Les Bolchévistes seuls sont pour le 


| re | tchambardement de tout... ailleurs que 
“Sous Bois” qu’on avait temporairement suspendu. Ainsi grâce os Fes “ de tonverter ss 


aux demandes des amis de l’art et de la langue française qui savent persister dans la détermina- 


É : écrire pour exprimer le sir d'entendre le tion, qui paraît maintenant générale, 
prirent la peine d és . L . PHMEr EU QE ; de mettre un frein aux vols légalisés 
programme français originaire d’Edmonton, nos artistes et no-loue pratiquaient avec tant de mai- 


tre langue demeurent à la Radio pour la plus grande satisfac-jtrise certains forbans de la Finance, 
— à ; le peuple va reprendre confiance, et 
tion des auditeurs. C’est encourageant. pour eux et c’est tant: 


UN RESULTAT 


lever décisive, il était bon de voir affirmé vétéran de la politique l'autorité d'une parole qui est écoutée par 
ère du cas que nous avons !sa valeur formatrice non seulement » i } ient il 
SR Re ni url plan nationsi aie eur le plan | tous les canadiens. Et Fhommage de ceux qui areas (1 
de He dé der ” ’ | catholique. ‘y a vingt ans montre bien que toujours les hommes s’inclinent 
vaux et de leurs sacrifi-| L'auteur qui l’a écrit nous donne : ; 
ces. Ce ne doit pas être en vain que |Plutôt des fruits que des promesses, devant celui qui parle franc. 
Dieu n ite Fondateur. en 1928, du mouvement La sincérité de M. Bourassa, la clarté de ses vues, son cou- 
ous susc encore des sau-'scout trifluvien, organisateur il y a ". devant l’adversité, le désintéressement de ses paroles et 
Jèuss | deux ans, de la Semaine populaire ge ; à 
as de AR nr l'exemple de ses actes qui toujours apportèrent la plus sincère 
3 £ u ap uer le progra e scou = h : : 
sers ce Éééral ét en à constaté la riche vi-i confirmation à ses paroles, voilà une lecon qui se termine au- 
Ecole Canadie É Î : si 
rue ivre, édité dans une maniere | jourd'hui par les hommages de tout le Canada. Que nos hommes 
toute française, avec ses bois gravés! publics en fassent leur méditation et qu’ils apprennent que la 


de la Prusse dominerait? Ils ont bienlet ses caractères variés, mérite "| : ; , tout d'êt 
; avai : vraie grandeur pour un homme d'état, c’est avant tou re 
langue commune, mais une manière | devenir le bréviaire du scout catholi- 8 p | 


que. Il intéressera sûrement aussi’ franc et sincère, pour ensuite exposer courageusement ses idées 


toute différente de sentir et de ré-|ceux qui cherchent pour notre jeu- 


mieux non seulement pour les auditeurs français qui apprécient 
également la diction ‘soignée de l'annonceur et le choix heureux 
des pièces de musique vocale avec les harmonisations très heu- 
reuses de M. John Oliver, mais aussi pour tous les-auditeurs du 


réseau national. Il doit être particulièrement intéressant pour 


les auditeurs de l’est d'entendre irradié en français un pro- 
gramme venu de la lointaine Alberta. 


Ce succès pourra servir de leçon à ceux qui cherchent des 
occasions de servir la cause française ici. D'abord qu'ils sachent 
que nos meilleurs auxiliaires dans cette propagande entreprise 
et menée non seulement pour notre propre survivance mais aussi 
pour l'avantage de tous les canadiens, nos meilleurs auxiliaires 
däns la propagande française sont nos compatriotes de langue 
anglaise. Xs apprécient beaucoup. l’occasion que nous leur of- 
frons d'entendre du français, pour ainsi se mieux familiariser 
avec la plus littéraire de toutes les langues modernes. C'est à 
tort que-nous voyons parfois des adversaires ou des indiffé- 
rents là où il ne faut souvent qu’un peu d’habilèté pour nous 
trouver des amis sympathiques. À la Radio comme ailleurs le 
français sera toujours bienvenu pourvu que les canadiens-fran- 
çais en demandent et mettent eux-mêmes à l’occasion. 


Avec nos remerciements à Radio-Etat, nous faisons le voeu 
de voir se réaliser au plus tôt le projet dont M. Raymond Bru- 
gère a récemment fait part à M. J. N. Cartier, membre de la Com- 


mission, projet qui permettra aux auditeurs de 1 Radio Cana- 
 dienne d'entendre les-émissions françaises. . 


Jacques SAURIOL. 


se prêter avec courage aux sacrifices 


3 e agir; de sorte que l'union. pourrait | N2SS€ des voies plus lumineuses, plus 
nécessaires, 


: . fécondes et plus chrétiennes. On le 
avoir pour conséquence de morce- trouve aux Editions Albert Lévesque 
‘ Quant au Fuhrer allemand, cares- , et dans toutes les bonnes librairies 
\se-t-il toujours en secret le désir de che nee He | POUT le prix de $0.25. | 
ifaire un tout des peuples de langue | 


germanique, et de créer dans le cen- grie, vers laquelle tendraient tout na- , | = 
tre européen un Etat qui ferait de turellement la Bavière et les pro-{ Vient de paraitre aux éditions Al- 
l'Allemagne, de l'Autriche et de la vinces rhénanes. | LOST ni de ee E . 
Hongrie une unitë litique? C'est ST ; zeau, professeur à l’école des Hautes 
Fe ê ue : AUTRE les RÉSOCRUORS Got ee |'ptudes Commerciales de Montréal, 
a A D PE ete assez poussées de part et d'autre pour Tv : 
deur et peut-être un côté pratique. po P Pour | J’'Assurance contre l'incendie au Ca- 
Mais il est possible aussi qu'il n'ou- Permettre de penser qu'elles lient dé- | nada. Cet ouvrage, traité d'écono- 
Iblie pas, lui qui est presque Autri- jà les nations beaucoup plus qu'on ;mique pratique vient à ps enri- 
chien, l'époque où la Prusse n'OCCU- ne croit. Celle qui voudrait donner a de en pare 
aît dans le Saint-Empire qu'un ran . [V 
yen, qu & trop Hbrement cours à une ambi- | cuccès. Le domaine économique et 
ë ‘tion demesurée n'aurait certes pas {financier de l'assurance où cepen- 
dant nous n'occupons pas encore la 
place que nous devrions occuper, fui 
cependant exploré dès le début de sa 
vogue en Canada par des financiers 
canadiens - français, fondateurs de 
{nombreuses caisses et. banques mu- 
tuelles, caisses populaires et sociétés 
de secours qui se sont lentement mais 
isolidement développées. M. Parizeau 
traite son sujet du point de vue plus 
exclusif de l’assurance-incendie eb ex- 


À : à : t ré ion, tique et 
Au cours du récent débas sur le contrat accordé à la Compagnie “Alberta [8 SE D Français = Néare dans 

& Great Waterways Rly”, l'Hon. premier-ministre Ruthergord, MM. C. w. | Cætte branche de la finance. 

Cross, procureur-général, Puffer, député de Lacombe et le sympathique dé- 


puté d’Athabaska, M. J: L. Côté, ont pris la parole en rapport avec la dé- 


Si le tout rêvé devenait jamais ré- ses coudées franches. 
alité, qui, de l’Autriche-Hongrie ou L'Action Catholique. 


IL Y A VINGT-CINQ ANS 


Le Courrier de l'Ouest écrivait le 3 mars 1910: 


Tous ces volumes sont en 
vente à la Librairie J. W. Pi- 
geon, 10322, ave. Jasper, Tel. 


- [la Maison Albert Lévesque. 

, La série de parties de cartes des Chevaliers de Colomb s’est terminée le | === 
28 février dernier par .une soirée de distribution de prix à laquelle prési- 
dait M. J. W. Gariépy. ; 


La jeune fille qui porte un gilet 
de laine, l'été, est ordinairement celle 
qui porte une blouse de crêpe pen- 


‘Le bureau des Terres de Moose-Jaw a distribué au cours de la dernière SRALCLRNSE 


année, 18900 domaines (homesteads). Le temps sèche toutes les larmes. 


mission de l'Hon. Cushing. . qui possède lPagence de! 


et ne pas craindre de les confirmer dans sa conduite. 


Jacques SAURIOL. 


a maïntenant une qualité 
pour toutes les bourses 


Marque Jaune 


| MARQUE BRUNE + 33e Ib. 
ORANGE PEKOË : 40c 2 1b. 
| La Qualité prime tout sr 


 McLENNAN 


“Mon Carnet” 


Après six ans de dévouement in- 
lassable à la cause de l'établissement 
et des progrès journaliers de l’h6pi- 
tal du Sacré-Coeur, Soeur Agapit de 
Pologne, ‘Supérieure, nous quitte dé- 
finitivement pour Dawson Creek où 
son obédience la nomme supérieure. 
Je me fais son interprète pour re- 
mercier sincèrement les amis de Mc- 
Lennan du cadeau offert à l'occasion 
de son départ, elle a apprécié vive- 
ment cette délicatesse et en ‘gardera 
bon souvenir; elle profite aussi de 
l’occasion pour témoigner sa recon- 
naissancé à tous ceux qui ont prêté 
leur gracieuse collaboration au suc- 
cès de l'hôpital. Qu'au centuple Dieu 
rende à tous les bienfaiteurs:de l’hô- 
pital celqu’ils ont fait pour chère 


Soeur Supérieure pendant son séjour 


à McLennan. 
| Petite Laurentienne 


LAC-FROID 


La Survivance des nôtres en ce 
coin enchanteur du pays, est attachée 
à une lutte soutenue et énergique 
contre les ennemis de notre foi, de 
notre langue et de nos droits. Les 
remparts de tous ces trésors légués par 
nos aieux et reçus au foyer paternel, 
nous protègent avec un soin jaloux. 
Remparts du Bon Journal, de la Bon- 
ne Revue, remparts de la famille non 
émancipée ou démantibulée par'le 
modernisme, rempart de la paroisse 


. catholique, fidèle gardienne des ver- 


: A tus chrétiennes et de cette lumière de 


la foi comme un phare lumineux, 
montrant l'idéal apostolique de no- 
tre chère patrie canadienne. “Depo- 
situm custodi” — Gardez le dépôt 
sacré des aieux, héros de l'Evangile 
et vaillants devanciers de notre civi- 
lisation et de notre foi chrétienne, en 
- ces territoires du Nord-Ouest. 

Dimanthe passé, le vingt-six de fé- 
vrier, nous avons eu notre seconde 
assembléè de l'A C F A depuis l’an- 
née nouvelle. Un nouveau souffle de 
vie semble animer tous les membres 
.qui s'organisent afin de répandre je 
Bon journal et d'établir les nôtres sur 
des fermés avantageuses, où la Foi, la 
Langue ét les Droits sacrés qui font 
notre orgueil et nous distinguent de 
l'étranger envahisseur, pourrait être 
mieux sauyegardés. 

M. J. M.: Fontaine, diplômé agro- 
nome de: l’Université Laval, et pos- 
sesseur d'une ferme en Alberta, & bien 
voulu noûs visiter, il y a quelques se- 
maines, et nous donner une très'in- 
téressanté conférence sur le “Mar- 
ché des Volailles”. Vraiment, il serait 
tout à nâtre avantage, d'aller de l’a- 
vant et de jsuivre ses conseils prati- 
ques et éclairés. Pourquoi pas obte- 
nir pour notre district, un: agronome 
bilingue, jafin de protéger ‘n0s' fer- 
miers? +. 

Une autre assemblée très. intéres- 
sante, sur le marché qu blé, 4 pro- 
duit les meilleurs effets sur nos bons 
cultivateurs. M. Louis Normandeau, 
nous a parlé avec compétence du 
“Yyheat Pool”. Il a même tapé sur le 
communisme intempestif, en décla- 
rant publiquement qu’il était adver- 
saire du “Wheat Pool” Pour des gens 
prétendant travailler au bien de la 
classe agricole, et des pauvres gens, 
je me demande s'ils sont logiques avec 
leurs proclamations tapageuses.' J'ai 
oui dire qu’on faisait de la propagan- 
de sournoise par des feuilles commu- 
nistes —: et ces mêmes agents de 
Moscou ne tolèrent pas un:pauvre 
père de famille autour de leur champs 
de chassé. De quels droits ont-ils le 


._ privilège de chasser seuls? Et ,com- 


ment mettent-ils en pratique leurs 
idées communistes, quand ils veulent 
le champs libre à eux seuls? . 

Tous les mois, nos soirées parois- 
siales rassemblent la grande famille 
des catholiques. La bonne gaieté fran- 
çaise et l'hospitalité reconnue de nos 
canadiens, font de ces réunions, de 
vraies agapes fraternelles. Oh! l'es- 
prit de foi chrétien, la charité, cette 
fine fleur de notre Eglise catholique, 
quels précieux trésors à conserver et 
à affermir! Ces soirées auront donc 
le noble but de ne faire qu'une seule 
famille, de nos chers paroissiens. 

A faut juger les gens parles ac- 
tions. Et dès lors, je puis être fier 
de constater l'assistance nombreuse 
à notre soirée d’hier, le 3 mars, en 
dépit de ia tempête rageuse: Que le 
Bon Dieu: les en récompense digne- 
ment! —Corr. 


ü 


EXCURSIONS 


LÉST DU 
CANADA 


C DU MILLE 

‘ ‘Valable dans les voi- 
4 ‘tures ordinaires seu- 
‘5; ‘lement. ; 


1 44 © DU MILLE 

aÿ Valable dans les dor- 
‘toirs touristes sur 
‘paiement du prix ré- 
-gulier des couchettes. 
DU MILLE Fe 
Yalable dans les dor- 


G 

12° 
: #oirs de première . 
classe sur paiement 


4 
5. du prix régulier des 
couchettes. 


BILLETS |EN VENTE TOUS 
LES J RS du 3 au 16 mars. 


72 


ere 


à Se 


Limité de retour, 30 jours. 
Privilège d'arrêts à Port Arthur 
°  Arhstrong et, à l'Est. 

À a Se es 
Renseigñements complets rela- 
tifs au prix, réservations, heures 
des trains, etc. de notre agent 
local. : 


CANADIEN 
NATIONAL 


°'W-111-85 ‘ 


RS + 


| les” grands. de l'école. de St-Bruno. 


DONNELLY 


Jeudi le 28 février, nous avons l'in- 
signe plaisir d'assister, au cours de 
l'après-midi, à une conférence subs- 


tantielle sur l’agriculture, donné par | 


M. J. LL Tremblay, agronome bi- 
Jingue de l'Alberta. Le conférencier 
exprime le regret de ne pouvoir se 
rendre au désir du cercle local de l’A 
C F A, lequel était que M. Tremblay 
passe quelques jours parmi nous et 
nous donne un vrai cours abrégé d’'a- 
griculture. Ses occupations pressan- 
tes le force à décliner l'invitation. 
M. l’agronome rappelle à l'auditoire 
trois grands principes applicables à 
l'agriculture. “Rien ne se perd, rien 
ne se cré”. Rendre à la terre ce qu’elle 
donne”. “La nécessité de subvenir 
aux besoins de la famille et à soi- 
même.” 

Ces grands principes posés, com- 
menté: brièvement, M. l'agronome, 
parle un peu sur l'exportation du 
porc, l’alimentation et l'exportation 
du boeuf. Si chacun se donne la pei- 
ne de suivre les conseils de M. Trem- 
blay, une très grande amélioration se 
fera dans le district, nous n’en dou- 

tons pas. 


À la suite de la conférence, notre 
agronome, assisté de M. Cimon, pré- 
sident de la réunion, procéda à l'i- 
nauguration d’un club de grain avec 
les jeunes. 

Dimanche, le 3 mars. Voilà les pa- 
roissiens, réunis dans la salle parois- 
siale, quelle gaieté règne et quel en- 
Itrain prédomine! Maigré la. tempéra- 
ture fort maussade, et peu propice à 
une soirée, l'élite de la paroisse n’a 
|pu manquer au rendez-vous donné 
par les Anciens et les Enfants de Ma- 
rie, et là, donner à pleines mains, a- 
fin de faire de la présente “Tombola” 
un vrai succès. Les recettes ne sont 
pas encore données, mais nous pou- 


vons présumer un rendement épatant : 
{dû à la coopération et à la bonne. 


entente de nos gens généreux, ainsi 


qu'au dévouement des organisateurs, : 


qui se sont donnés sans compter pour 


fruit des efforts de nos deux associa- 
tions de jeunes, est un rayon d'espé- 
rance et laisse entrevoir pour l'avenir 
d'heureuses initiatives. 


| A cette chère jeunesse donc, à tous 
ceux qui au moyen de dons généreux, 
de versements substantiels au dépens 
äe leur bourse, où d'aide matériel au 
cours de la soirée, où pendants les 
préparatifs; notre plus sincère et cor- 
dial merci. ‘ 

11 convient de signaler, outre les 
bienfaiteurs accoutumés de la parois- 
se elle-même, les suivants qui ont fa- 
vorisés par des dons: Son Excellence 
Mer Guy, M. et Mme L-A. Giroux, 
d'Edmonton; M. et Mme Wm Dr Des- 
rosiers, M. J.-H. Tremblay, agronome 
bilingue de l’Alberta,;:Mles E. Tur- 
geon et Jeannette Cobain, d'Edmon- 
ton, le R. P. Gobeil, OM, vicaire 
de Falher. 

Bravo, chers Anciens et (Enfants) 
Congréganistes, nous applaudissons à 
Joue succès et nous comptons -sur 
vous! 


Adèle Boulet, Corr. 


JOUSSARD 


Rôute-Eämonton-Peace-River Les 
journaux locaux nous apprennent a- 
vec plaisir que le “highway” ci-des- 
sus sera raccourci de 40 milles entre 
Smith et Hondo au lieu de faire le 
tour par Athabasca Landing. Le high- 
jway est fini actuellement jusqu’à 
Flatbush et il en reste environ 35 à 
parfaire pour se rendre à Smith. Des 
équipes sont déjà sur place à cou- 
per le bois et à préparer les voies 
pour que la machine (grader) puisse 
faire le remblai dès l’été prochain... 

Autre bonne nouvelle qui devra se 
“matérialiser” aussi au cours du prin- 
temps ou de l'été … Yl s'agirait de sâ- 
bler ou graveler la partie de chemin 
entre Slave Lake et Kanuso et enco- 
re, si possible. De même, faudrait- 
lil que les côtes des rivières et colli- 
nes soient gravelées… Finalèment, 
.qu'une traverse soit rendue possible 
entre Girouxville et Watino, Tangent, 
‘etc. pour pouvoir donner accès et 
| sortie à toute la population établie des 
deux côtés de la rivière Boucane jus- 
‘qu'à Spirit River et au-delà... 

Température... 


! Mauvaise au possible, vent et froid 
avec neige. Heureusement que nous 
sommes protégés ici par la fôrêt qui 
est, dit-on, l'ennemie du Canadien- 
français, défricheur enraciné et dé- 
racineur enragé… mais en même 
temps sa grande amie, vu qu'il ne 
peut s'en séparer jamais... 

Radio..Programme “Sous-Bois” 

Il nous a fait plaisir d'entendre hier 
soir la voix si douce, si claire et si 
sympathique de M. Ernest Côté, an- 
nonceur bilingue au programme de 
la demi-heure intitulée “Sous Bois”... 
Et ce matin le journal de langue 
française nous apportait la nouvelle 
que dorénavant, à partir de lundi le 
11 mars, de 6 hrs à 6:30, le même 
programme sera sur l'air, 

Maintenant que tout est remis dans 
l'ordre et au point, nous nous joi- 
gnons à la Survivance pour faire re- 
marquer à nos compatriotes que c’est 
le temps de remercier la Commission 
sans flatterie exagérée et de félici- 
ter ceux et celles qui ont pris l’ex- 
cellente initiative de faire parvenir 
leur appréciation du programme. Si 
l'on veut du français, que l’on en 
mette! ou encore que l'on en fasse 
mettre! 

Pensée. 


Avoir un foyer bien à soi, tout à 
soi, c'est être maître chez soi. Accou- 
tumons-nous à cette atmosphère d’un 
véritable bonheur et nous saurons à 
l'occasion revendiquer les droits qui 
nous appartiennent et qui de nos 
jours sont :trop souvent violés. 

Gouret... 

Nos jeunes se sont organisés en 
club dernièrement et se sont mis à la 
pratique sérieusement et... froidement 
ÎLes derniers grands vents et le froid 
de janvier revenus ‘ont. arrêté mo- 
\ 


t 


mm 


-mentanément les élans des jeunes pa- 


\tineurs, mais qui, à part les: jeunes, 
devra faire preuve de plus de courage, 
de patience, de reprise? Nous avons 
hâte de les voir à l'oeuvre et surtout 
[à l'épreuve, car une rencontre est an- 
{noncée pour dans quelques jours avec 


—Corr. 


préparer cette soirée. Un tel résultat : 


bte Es 


Le 12 février dernier, un bon nom- 
bre de nos concitoyens se. trouvaient 
réunis dans le magasin de M. S. À. 
Giroux, pour réorganiser Ja chambre 
de commerce que depuis quelques an- 
nées semblait affliger d'une léthar- 
gie incurable. Le besoin de s'organi- 
ser, si l'on veut travailler au bien 
général du village et du district, se 
faisant sentir de plus en plus; par 
un coup de mains très habile, l’on 
ramenait à une vie nouvelle, notre 
ancienne chambre de commerce. Un 
nouveau président dans la personne 
de M. Rondelet était élu; puis l’on 
procéda à l'élection des autres mem- 
bres du bureau. M. S. A. Giroux é- 
tait nommé vice-président; H. Ves- 
traete secrétaire; MM. Ch. Remillard, 
Jos. Dumas, Paul Pelletier, E. Pigeon, 
directeurs. 

Par une délicatesse qui a été ap- 
préciée par l’interessé; le R. Père cu- 
ré à été nommé à l'unanimité, pré- 
sident d'honneur. Aujourd’hui notre 
chambre de commerce compte plus 
d'une quanrantaine de membres; ce- 
pendant elle n'est point satisfaite en- 
core elle veut voir ce nombre aug- 
menté et en conséquence invite tous 
ceux qui sont intéressés à l'avance- 
ment de notre village et du district, 
de bien vouloir venir grossir ce nom- 
bre. Il a été décidé que les assem- 
blées se tiendraient tous les premiers 


lundi du mois, dans la salle parois-. 


siale. 

Une première réunion s'est tenue 
lundi, 4 février. Par suite des che- 
mins rendus impraticables par une 
tempête de neige, l'assistance a été 
restreinte; cependant plus d’une ving- 
taine de membres étaient présents. 

On y a fait du bon travail, après a- 
voir relaté le voyage à Peace River, 
‘par le nouveau chemin du nord qui 
vient d’être ouvert grâce aux efforts 
le M. J. Dumas, M. le Prés. a tenu à 
remercier publiquement la chambre de 
commerce de Peace River ainsi que 
: M. McNamara, de l'excellent accueil 


‘fait à la délégation de notre Cham- 
bre de commerce. Ensuite l’on a trai- 
ité différentes questions, concernant 
ile secours. direct, le creusage de cer- 
\tains fossés pour éviter l'inondation 
de plusieurs fermes, le paiement des 
|taxes par travail; aussi la permission 
ide payer leurs taxes par travail, pour 
|ceux dont les dettes sont consolidées. 
| Une lettre a été envoyée à notre a- 
| gronome bilingue, M. Tremblay le 
priant de bien vouloir approcher le 
gouvernement en vue de procurer des 
grains de semence à ceux qui ne le 
pourraient par leurs propres moyens. 
Là-dessus on s’est séparé, se donnant 
rendez-vous au ler avril. 

Nous avons eu le bonheur de possé- 
der parmi nous M. Tremblay, qui est 
[venu nous donner une conférence très 

utile sur l'état actuel de la culture et 

Îde l'élevage des animaux. Noûs le 
remercions. pour renseignements four- 
nis-et conseils très sages donné à 
notre population. —Corr. 


| MORINVILLE 


| 


Le conseil de ville, lors de sa der- 
nière réunion a retenu les services 
de M. Arthur Loiseau comme secré- 
tairé de notre ville. Il est entré en 
fonction presque immédiatement. M. 
Loiseau est un vieux citoyen de Mo: 
rinville. 1 jouit de la confiance po- 
pulaire et sans aucun doute il donnera 
satisfaction auv contribuables de la 
llocalité. 


lieu la semaine dernière à l’un de nos 
hôtels. Heureusement la. maîtresse du 
logis s'éveilla par là senteur de la 
fumée. Vite l'on se mit à chercher 
le feu et on le découvrit dans un des 
murs de la maison. Comme le feu ne 
commençait, l’on put l'éteindre sans 
trop de difficulté, et l'on s’en trouva 
quitte pour la peur. 

Notre club de gouret se distingue 


LA“SURVIVANCE 


= ! Lamoureux, ce 25 février 1935 
“BON SANG NE MENT PAS'"”—SOUSCRIPTION — 
Monsieur le Rédacteur, ' | 

Le grand succès remporté par nos artistes d'’Edmonton à 
Calgary, nous honore tellement et nous fait si grand plaisir que 
je trouverais raisonnable qu'une liste de’souscriptions soit.ou- 
verte sur notre journal français afin que nous puissions leur 
prouver notre reconnaissance en fournissant quelques sous pour 
les aider à faire un bon voyage à Ottawa et à remporter la viC- 


à sl 
Un commencement d'incendie avait 


toire, là aussi. 


Je suis certain que tous les canadiens-français de l'Alber- 
ta sont de mon opinion. Je vous demande de publier ma lettre 
et espérant que vous le ferez, je vous remercie et vous prie de 


me croire un de- vos fervants liseurs de “La 


Survivance.” 
Un Canadien 


BONNYVILLE 


Le dimanche gras, malgré une tem- 
pérature vraiment peu invitante, un 
grand nombre se rendaient à la salle 
paroissiale à l'invitation des dames de 
Ste-Anne. Personne ne fut déçu, nous 
en sommes bien certain, car ces bon- 
nes dames n'avaient rien épargnée 
pour présenter un programme des 
plus complets et des plus intéressants. 
Musique, opéra, choeur, pièce, say- 
nètes d'enfants, tableau vivant, tout 
y'fut présenté avec le plus grand suc- 
cès. L'ouverture fut un duo de piano 


bert; suivit un opéra, chanté par M. 
Jules Vallée et Mme C. Lapierre — 
Saynète d'enfants — la vabane à su- 
cre — suivit un choeur par les Da- 
Imes de Ste-Anne et quelques autres. 
Une chansonnette en anglais par de 
tout petits couples, habillés en grande 
tenue, chapeau haut de forme, fut 
très applaudie. 

Une fort jolie pièce, semi comique 

et semi tragique tint toute l'audience 
fort intéressée pendant 2 heures. Les 
rôles étaient représentés par: Mme 
Alphonse Baril, Mme D. Treblay, Ma- 
dame A. Marcottes MM. Théodore 
‘Fraser, À. Couture et les tout petits 
Léo Lirette, Paul Lirette et Roméo 
\Durocher. La pièce fut exercée par 
Mme C. Lapierre, la saynète anglaise 
et un pot pourri de chansons cana- 
‘diennes par Mme B. J. Dessureau et 
la cabane à sucre par Mme C. Moreau. 
‘À tous les acteurs et les organisa- 
teurs et organisatrices nous offrons 
nos plus chaleureuses félicitations. 
L'on propose de répéter la pièce à la 
mi-carême à cause du mauvais temps 
qui a empêcher une bonne partie de 
la population rurale de venir. 
: L'hôpital St-Louis rend vraiment 
de grands services par ces temps-ci. 
.I1 y à eu plus de maladie cet hiver 
que d'habitude. Parmi les cas les plus 
sérieux, l'on remarque la tirste mala- 
die du jeune Paul-Emile Hotte, qui 
-est au lit depuis près de deux mois. 
L'on rapporte qu’il prend du mieux, 
heureusement. Aussi Mle Thérèse De- 
mers se voit revenir pu à peu à la 
santé, après plusieurs semaines de re- 
ipos forcé. 

Furent baptisés dernièrement: Ma- 
rie Jeanne Hélène Sabourin, fille du 
i Dr Sabourin et Marguerite LaRivière. 
Parrain: W. Laplante et marraine: 
Hélène Rouïillard. C’est le treizième 
enfants de M:-et Mme Sabourin dont 
douze vivants. 

Joseph Jean Paul Brosseau, né le 
10 mars, fils-de Jos. Aug. Brosseau et 
de Angéline Plouffe. Parrain et mar- 
raine: Arsène et Gilberte Plouffe. 

Joseph dérême Henri, né le 7 mars, 
| fs de Lucien Hétu et de Jeanne 
Bartier. Parrain et marraine: M. Jé- 
rôme Bartier et Hélène-Bartier. 
| Joseph Jean Louis A. Demers, fils 
de Albert Demers et Banche Dubeau. 
Parrain et marraine: J. Louis De- 
mers et Aûna Demers. - 

Trois bébés furent baptisés à la 
fois, chase qui ne s'était pas vu de- 
ipuis longtemps à Bonnyville ou ail- 
leurs. La race.ne s'éteint pas du tout 
à Bonnyville. --Corr. 


CHAUVIN 


Chronique. 


. Mardi le 5 mars, nous avions le plai- 
sir et le privilège de recevoir parmi 
inous, M. J.-H. Tremblay, agronome 
‘bilingue de cette province. Il va sans 
dire que cette visite attenâue depuis 
jlongtemps, fut fort appréciée par les 


igens sérieux et bien pensants de 
| Chauvin. Malgré le froid et la neige, 
malgré les fêtes de famille qu'amènent 
Îles JOURS GRAS, l'élite de la pa- 
jroisse avait à coeur de bien faire les 
choses et de recevoir dignement l’hô- 


| 


par Mmes Chs. Moreau et F. Lam-| 


d'une manière toute particulière deite si distingué qu'est M. J.-H. Trem- 
ce temps-ci La victoire lui sourit Sd Re 


SAINT-EDOUARD 


’ 


Dimanche le 10 mars nous avons eu 
une autre soirée. Cette fois elle était 
organisée par les familles Chs Mar- 
coux, Al. Marcoux, Jos, Faucher. Le 
tout fut un beau succès. Ce fut tout 
d'abord le jeu de Bingo, puis quel- 
ques parties de cartes comme prépa- 
[ration intéressante à un programme 
plus intéressant encore. ‘De St-Paul 
inous était venu des “gigueurs” qui 
{surent nous divertir grandement et 
‘exciter peut-être Y'envie des nôtres. 
(Ceci n'est un secret pour personne. 
A St-Edouard nous avons aussi nos 
lexperts.!) 


Les petits enfants nous chantèrent 
avec brio une belle chanson patrio- 
tique, “La Voix de Québec”, Ils fu- 
rent exercés par Mme Jos. Faucher. 


Puis vint la distribution des prix de 
cartes et d'entrée. Ceci fait, M. Jos. 
Faucher procéde à une vente de cra- 
vates. Chaque cravate était apparen- 
tée à un tablier que chaque dame ou 
demoiselle porterait la vente finie. 
L'heureux gagnant d’une cravate de- 
vait ensuite chercher parmi les belles 
dames ou demoiselles celle avec qui le 
sort avait voulu qu'il prenne le goû- 
ter. Vous croyez peut-être que tout 
cela se fait sans difficulté? Détrom- 
pez-vous!! J'en connais qui étaient 
presque découragés. Il faut dire ce- 
pendant qu'au moins un avait un peu 
présumé de ses capacités … il avait, je 
ne me trompe. presque une demie 
douzaine de. tabliers à trouver! 


Enfin tout le monde s’attable et 
l'on mange gaièement avec nos “com- 


belle pièce tragidue qui dura près 
d'use heure et demie. “Que c’est 
beau!” me disait mon voisin en s’es- 
suyant les yeux. En effet, ce fut très 
beau. Les acteurs et actrices: Mme 
ÎJ. Béland, M. Lionel Faucher, M. A. 
Marcoux, Miles Cécile et L. F'aucher 
et M. James Lavallée méritent nos 
plus sincères félicitations. Sans doute 
aussitôt que les chemins e permet- 
tront ils iront causer une surprise à 
certain centre sympathique du Nord. 


| —Corr. 


SAINT-VINCENT 


On 2 dit que les peuples heureux 
n'ont pas d'histoire. Je.crois bien que 
notre paroisse ne compte que des gens 
heureux car on n’en parle guère dans 
“notre journal. Cépendant ils s’en trou- 
vent qui ne sont pas pleinement heu- 
reux: tel notre populaire marchand, 


Brassard, une fille qui æ reçu au bap- 


pagnies”. Et puis vient la pièce: une, 


4 
à 
4 


| 


M. Gaudias Tardif qui a été victime. 


d'un pénible accident. Qu'il soit as- 
suré des sympathies de toute la pa- 
roisse dans cette pénible épreuve. 


M. Albert St-Arneault a été élu 
conseiller de Ja municipalité succé- 
dant à M. Georges Langevin dont le 
deuxième terme était expiré. M. G. 
Tardif succède à M. Théo. Mercier à 


la commission scolaire. ee 


Le boïs nécessaire pour achever la 
construction de notre église à été cou- 
pé et sera bientôt scier et charroyer. 
On espère terminer les travaux pour 
l'hiver prochain, 


La soirée au profit de l'A CF A 


aura probablement lieu à la mi-ca- 
rême le 31 mars. —Corr. 


En me nt Sem nn aq -  à-à 


bons amis, renseignons-nous au point‘ 


de vue d'agriculture. L'instruction est 
nécessaire à toutes les classes de la 
société, notre classe agricole en à be- 


continuellement. Ainsi dimanche der- 
nier, il l'emportait sur celui de Légal, 
par un résultat de trois à un. Jeudi 


prochain il se mesurera avec celui de| 


Vimy, sur notre propre glace et com- 
me c'est une partie de détail, nous 
sommes certain qu’il y aura foule. 
Encourageons les nôtres et aidons les 
à remporter la coupe, si possible. 


soin autant que les autres, car l’a- 
venir de notre pays en dépend. S'i- 
maginer que l'instruction est un luxe 
pour un cultivateur, est une grave er- 
reur. L'agriculture est devenue une 
|Pécole séparée avaient bien voulu se | Véritable industrie; une ferme modèle 
charger du programme musical, et au est une véritable usine: l'élevage est 
dire des ‘auditeurs tout fut parfait, [une science; la vente des produits ré- 


|blay. C’est de tout coeur que nous fé- 
{ licitons ces bonnes gens. 

Cette veillée préparée sous les aus- 
pices du Cercle local de PA C F A fut 


des plus agréables. Les enfants de 


font honneur et aux parents et à cel- |domaine agricole, la nécessité de l'ins- 


Nos dames de Ste-Anne donnaient |les qui les entraînent. La partie ré- |truction est d'ordre éminemment pra- 
leur partie de cartes, dimanche der- créative terminée, M. le Curé est in-|tique, non Seulement pour réussir, 
nier et elles le faisaient avec beau-|vité à prendre la parole. En termes |Mais aussi pour mieux profiter des 


coup de succès. Un grand nombre de 
personnes avaient répondu à leur in- 
vitation et notre salle était remplie. 
L'on jout au enchre et au whist et de 
jbeaux prix furent distribués aux ga- 
i gnants. Le programme de la soirèe qui 
était sous ia direction de Dame Mtc- 
Donald fut très réussi et tous les dif- 
férents numéros furent rendus à la 
perfection. Donc nos remerciements à 
qui de droit. 

Nous croyons savoir que notre pro- 
chaine soirée sera sous les auspices 
de nos enfants de Marie et c'est dire 
qu'elle devrait remporter un succès 
complet. Le passé est garant de Ya- 
venin. 


Le carême est commencé et notre 
population semble s'être mise à la pé- 
nitence pour tout de bon. Tous les 
matins plusieurs centaines de per- 
sonnes se pressent dans l’église pour 
recevoir la sainte communion et pour 
entendre la messe. Il en est de même 
pour le chemin de croix qui se fait le 
mercredi et le vendredi. L'église se 
remplit pour l’occasion. Nos petits en- 
fants ne sont pas les derniers à pra- 
tiquer la pénitence et il est entendu 
chez eux que pendant tout le carême 
l'on ne mangera pas de sucrerie et 
nos marchands de bonbons devront 
attendre le temps pascal pour fair 
leur petit commerce. —Corr. | 


“Agréable Surprise” 

Quelle ne fut pas la joie de M. et 
Mme Lajoie de voir arriver samedi 
dernier deux nièces qu'ils n'ont pas 
vue depuis bien longtemps. 

Mme Déchène de Bonnyville avec 
sa jeune fille Pauline et Mme Dr Am- 
yot du Lac La’ Biche, ses deux dames 
ont beaucoup de parents ici, tous é- 
taient heureux de se revoir. M. Dé- 
chène député de St-Paul était venu, 
il y à quelques jours, ainsi que le 
Dr Amyot qui nous était venu par 
la voie des airs, nous espérons que ça 


{se renouvellera plus souvent. 


UN AMI. 


émus et avec son éloquence coutu- fruits du travail accompli. Ainsi nos 


| mière, il fit passer sous nos yeux la fermes deviendront des centres d’at- 1: 


sublime épopée des temps héroïques traction pour nos fils et nos filles, et 


être chère à nos coeurs de Canadiens-|à vus naître et grandir. 

français, cette histoire nationale, où |. Appelé à dire quelques mots au su- 
sont consignés de si glorieux faits |iet de l'A C F A, M. le Vice-Président 
d'abnégation et de dévouement obs-|général, aquiesça de tout coeur au 
eur. Maîtres et maïitresses, qui lisez! désir exprimé par M. Eugène Côté, 
ces lignes ne craignez pas de dire à !brésident du Cercle local. L'éloge que 
votre jeunesse étudiante, qu'il faut|M. J. H. Tremblay fit du président 
baiser chacune des pages de ce livre [général de l'A C F' À, M. le Docteur 
qu'on nomme si fièrement NOTRE |Beauchemin, parle hautement en fa- 
HISTOIRE. Répétez leur souvent ces |veur de l'âme dirigeante de l'Exécu- 


beaux vers de Louis Fréchette: 

“Q notre histoire, écrin de perles 

ignorées, 

Je baise avec amour tes pages 

vénérées.” 

Si vous le faites avec conviction, 
peu à peu, vous sentirez se dresser 
dans l'âme de ces enfants, des fi- 

bres qui ne s'affaisseront plus. Don- 
nez à vos élèves une certaine fierté 
nationale, afin qu'ils ne se croient 
jamais une race inférieure. Avouons- 
le: nous ne sommes si peu fiers, que 
parce que nous ignorons QUI nous a- 
vons été. N'y a-t-il pas quelque mé- 
lancolie à songer que faute d'éduca- 
tion nationale, ‘les pages les plus bel- 
les de notre histoire sont souvent les 
plus: ‘inconnues chez nous. A nous 
donc, parents et:maîtres, de travailler 
dans un méme’but: créer dans la fa- 
-mille :et. à l’école une atmposphère 
nationdle. cs : 

Que ‘dire maintenant de la confé- 
rence .de notrè digne visiteur? Elle 
ne pouvait étre mieux appropriée à 
nos besoins locaux. Aussi, elle fut 
fort goûtée par chacun de nous. Com- 
me nous le fit remarquer M. Trem- 
blay, il est plus que temps de s’a- 
donner à autre:chose qu’à la culture 
du blé dans notre province. Faisons 
de la culture mixte, cherchons à a- 
méliorer notre petit coin de terre. Sur 
ce point que.de conseils pratiques 


nous. furent 


même nos espérances. Pour cela, mes 


# 


| la colonie. Oui, comme elle doit tous deux chériront la terre qui les 


donnés. A nous d'en ti-. 
rer tout le bénifice possible, afin que |. le po der 
le rendement de nos terres, dépasse ; qu’elles ‘nous ont si gracieusement |. 


tif Central d'Edmonton. Il serait à 
souhaiter que les hommes de cette 
trempe se fassent de’ plus en plus 
nomb#eux dans nos centres cana- 
diens-français. Puis, M. le Conféren- 
cier loue fièrement les paroiïssiens de 
Chauvin, qui depuis sa dernière vi- 
site, ont réussi à obtenir des Soeurs 
de Sainte-Croix pour leur école sé- 
parée. M. l'Agronome n'a que des fé- 
lcitations à l’adresse des religieuses 
et des enfants, qui ont su l’intéresser 
vivement au cours de la soirée. En 
homme convaincu, il encourage les 
paroiïssiens de Chauvin à aller tou- 
jours de l'avant dans l’organisation 
des .oeuvres scolaires entreprises pour 
la formation de leurs enfants. 
Maintenant, M. le Vice-président- 
| général, au nom de tous les braves 
gens de cette localité, nous vous di- 
sons, par le voix de LA SURVIVANCE 
un merci du coeur.et nous vous fal- 
sons une pressante invitation de re- 
venir au milieu de nous. Si vous avez 
raison d'être fier du Président géné- 
ral de l'A C F A, qu'il nous soit per- 
mis d'en dire autant de son digne 
Le Es M. le Vice-président géné- 
ral. : ‘ 
Remerciements sincères & M. Eu- 
gène Côté, président du Cercle local, 
qui n'a pas craint sa peine pour as- 
surer un plein succès à cette petite 
soirée de famille. Les dames de la pa- 
iroisse méritent aussi une mention 
honorable pour le succulent goûter 


: servi, —Cotrr, 


| 


( 
i 
{ 
ji 
; 
l 


| 


| Félicitations à nos jeunes, qui certes, : 2lisés en est une autre. Donc, dans et 
Î 


13 MARS 1935 


‘ RENSEIGNEMENTS IMMEDIATS. 


eu besoin de renseignements ou 


Combien de fois n'avez-vous pas lesquels vous avez été foreé de 


. d'avis sur certains problèmes, et pour 
faire de forts déboursés? 


Handbook of Information 


l'usage des femmes comme des hommes.) 
Ce livre Ses Ja réponse ou la solution à la pipe Lee 
blèmes et des questions importantes qui concernent la L e can: ; 
rédaction de lettres d'affaires; loi et cours de neue: anne 
taxes; aide préliminaire en cas d'accident ou de mal Mis NE 
sures: suggestions aux ménagères; suggestions en Rates ce 
res usuelles) et suggestions pratiques concernant l’agri te _e 
ainsi qu’une centaine d'autres sujets et un calendrier v Eee 5 
2200 années, etc. Le prix de ce ne 2 oe an —_ / 
vos commandes comme suit: eee ar tele L Ean onton, As. 
4 er un exemplaire de “HANDBOOK” qu 
em et SOU lequel j'inclus la somme de 25 sous. 


tarif postal et 


BEAUMONT 


D 


Les prix du marché 
l nn. 


me 
—n 


Après avoir pensé que le printemps 
était arrivé, le mois de mars nous | 
arrive avec un vent et du froid, ce; 
qui fait croire que les semences sont | 


1 Prix à Edmonton. 


encore éloignées, il se fait cependant | | ë 
quelque changement. | No i Nord 
M. André Royer vient de nous lais- No 2 Nord 


ser pour se fixer à St-Albert, c'est 
avec regret que nous le voyons par- 
tir, nous lui souhaitons bonne chan- 
ce ainsi qu’à toute sa petite famille, 
il nous dit: ne pas partir sans Fes-; 
poir de revenir. | 

M. Georges Bernard à louer le ter- 
rain de M. Joseph Durocher, et il est 
à démenager, se rapprochant du vil-| È 
lage, étant anciennement à trois mil- |Avoine— 
les du village, il n’est maintenant qu'à 


No 3 Nord 
No 4 Nord 
No 5 Nord … 
No 6 Nord 
Fourrage 


un mille seulement. No 2 CW 
M. Edmond Brassard qui demeu- No 3 CW 
rait à Edmonton, depuis assez long- Fourrage 


temps est maintenant revenu parmi 
nous, il s'occupera de ses fermes lui- 
même. Nous lui souhaitons ainsi qu'à 
sa Dame, la bienvenue, on nous an- 
nonça quelque autre changement, 
nous en reparlerons. 

Les chemins pour les automobilles, 
après avoir restés ouverts. tout l’hi- 
ver sont maintenant fermés. 

Naissance— A. M. et Mme Adjutor 


CW 


à 8 P |Seigie 
tême les noms, Marïlda, Marguerite, 
Aurélia. Parrain et Marraine, 


Mme Albert Bérubé. —Corr. 


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Kleenex, rég. 25c, 19e 


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Malt et Huile de foie de 
Morue, rég. 980 89e 
Pâte à dents Pepsodent, 
._ Rég. 5DC 39e 
Glycerine et Eau de Rose, 
Rég. 50C 39c 
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qualité dont on fait’ une réserve... c’est-à-dire de 

celle que l'on met ä part pour soi-même…et ce 
dont vous ne devez pas oublier. C’est qu'il est FOR- 
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goût délicieux, il a un:bouquet recherché..….en som- : | 


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BEAU PROGRES 
DES AFFAIRES DE 
LA METROPOLITAN 


Oeuvres de bien-être 
auprès des assurés. 


Le soixante-huitième rapport an- 


: nuel que la Metropolitan Life In-' 


surance Company vient de publier, 
accuse des résultats très satisfai- 
sants.pour l’année 1934, et la con- 
servation d’une solide assiette fi- 
nancière, On constate, à l'actif, une 
forte augmentation qui atteint le 
chiffre de $170,346,960, et l’on voit 
que les assurances-vie en cours se 
sont acerues. Par ailleurs, les prêts 
sur les polices sont revenus au ni- 
veau de l'avant-dépression., De plus, 
l'efficacité du service hygiénique et 
sanitaire de la Compagnie s'est ma- 
nifestée dans une plus forte dimi- 
nution du taux de la mortalité. 

Ce rapport de la Aletropnolitan, qui 
est une @ :pagnie à forme exclusi- 
vement mutuelle, montre que la 
somme totale des dividendes com- 
prenant lattrihution de 1933, et 
payés aux assurés depuis le début 
des opérations, dépassera le mil- 
liard, : 

“Tidèles à la pratique établie 
dans nos opérations au Canada”, dit 
M. Wright, troisième vice-président 
et gérant pour le Canada, “nous 
avons payé et placé au pays, at 
cours de l'année, environ $10,000,- 


- 000 de plus que nous n'avons recu 


en prinies. C'est dire que pendant 
nos soixante-trois anrides de travail 
au Canada, nous avons ainsi payé 
et placé à peu près $126.000,000 de 
plus que les primes touchées.” AM 
Wright faisait remarquer que les 


- HARRY D. WRIGHT 


l'roisièmie ‘vice-président et gérant, 

. au Canada, :de la Afetropolitan Life 
Insurance Company qui révèle une 
œugmentation de placements dans le 
Dominion. . 


placerhents" ‘de la Métropolitan ont 
augmenté, au Canada, en 1934, et 
qu'fis forment maintenant un total 


‘de $256,920,068 dont 5$173,744,148 


sont placés dans des obligations émi- 
ses ou garanties par le gouverne- 
ment :fédéral.: ou par les gouverne- 
ments provinciaux, ou par les mupi- 
cipalités. “On ne saurait trop ap- 
précier,” ajoute M. Wright, “la dou- 
ble valeur de ce gence de placement. 
En effet, ce ne sont pas seulement 
des placements sûrs pour Îles fonds 
des assurés; ce sont encore des pla- 
cements qui concourent au dévelop- 
pement de notre pays et à l’amélio- 
ration des conditions des groupe- 
ments établis par tout le Canada.” 

Ee montant d'assurances en cours 
an Canada se chiffre actuellement à 
#1,022.$59.931, soit un gain substan- 
tiel sur l’année précédente. En 
1934, les sammes parées aux assu- 
rés canadiens et à Jeurs hénéfi- 
cinires ont atteint le total de 
N28.263.751, En outre. au cours de 
l'année, les infirmières ont fait plus 
le 400.000 visites gratuites, au 
Canada, à des assurés à la Branche 
Industrielle et à la PBranche Collec- 
tive. 

On trouve une preuve manifeste 
de FPamélioration des affaires, au 


Canada et aux Etats-Unis, dans l’ac- 


croissement du chiffre total des as- 
surances en vigueur. des revenus et 
de Pactif. 

Le montant des nouvelles assu- 
rances, y compris les assurances ré- 
tablies et accrues pendant l’année, 
se chiffra À $8.287.100,370, ce qui 
exeéda de $112,105,89%5 le montant 
4e l'année passée. Cet accroisse- 
ment est un signe évident d'un pro- 
grès solide dans les affaires, tout 
particulièrement. si l’on tient comp-.: 
te que les demandes d'emprunts sur 
polices ont touché au nivean de 
Pavant-dépression, et que les requê- 
tes paur valeurs de rachats en es- 
‘pèces ont considérahlement ralenti. 
En 1934, les opérations de la 
Compagnie s'effectuèrent À une al- 
lure moyenne, pour chaque jour ou- 
vrier, de 19.900 polices au montant 
total de $10.884,43S en contrats nou- 
vellement émis. réintégrés ou majo- 
rés. 

Un autre indice de temps meil- 
leurs c'est, dans le chiffre des assu- 
rances-vie en cours, une augmenta- 
tion de.plus de six-cent quatre- 
vingt-six millions de dallars. A la 


‘ fin de 1934, la Compagnie comptait 


41,970.561 polices en cours sur la vie 
d'environ” vingt-sept millions de per- 
sonnes nour une Sonnne totale de 
$19,489,805.475. Le montant total 
des assurances en cours dans la 
Branche Ordinaire dépasse actuelle- 
ment dix milliards de dollars. 


Grâce aux versements faits aux 


assurés et à-leurs bénéficiaires, de . 


fortes sommes d'argent furent mi- 
ses “en circulation, chaque jour, au 
cours de 1934 Le total de ces ver- 
sements effectués au cours de lan- 
née, a dépassé. cinq-cent vingt-cinq 
millions de dollars dont plus des 
deux tiers furent touchés par des 
assurés vivants. Ces versements De 


_ été effectués à raison de $4,351.7 
.par minute de chaque jour tee 


de l'année, 


LA SECURITE AMERICAIN E 


Washington. — Le sénateur Borah 


a déclaré au cours d’un débat que les| . 


E.-Unis étaientn en sécurité. complète 
et n'avaient à craindre aucune guerre 


 d'invasion. Parlant en particulier de 
‘l'Angleterre, le sénateur déclara que 


laguerre. entre ces deux-nations an- 
glo-saxonnes était si peu dans leurs 


‘ intérêts qu’elle était de fait impos- 
ou | CEE 


Um mi 


Po 


et 


LE Metropolitan Life Insurance Com- 
pany commença la publication des 
‘Conseils sur l’'Hygiène”” à l’usage de ses 
détenteurs de polices en 1871, et elle n’a 
jamais cessé depuis ses efforts en faveur 
de l’amélioration de la santé. 


La Compagnie a prêté son concours aux 
fonctionnaires du gouvernement dans une 
campagne contre la menace d’une épi- 
démie de choléra en 1892, et commenca 
ainsi son travail en commun avec les 
organisations d'hygiène publique. 


Poussant plus loin ses opérations dans le 


domaine de l'hygiène, la Metropolitan 
organisait en 1909 sa Division de Bien-Etre 
Social, et instituait vers la même époque 
un service d'infirmières à travers tout le 


pays pour ses détenteurs de Polices Indus- 


trielles. Par la suite, les statistiques ayant 
trait à l'hygiène ont démontré la valeur de 
ces services. 


Pendant toutes ces années, la Compagnie 
a travaillé de concert avec les organisa- 
tions nationales, provinciales et locales 
pour supprimer les maladies évitables. 


La mortalité s’est établie à un niveau 
encore abaïissé en 1934 pour la plupart des 
maladies contre lesquelles les forces de la 
santé publique ont dirigé des efforts pré- 
ventifs particuliers — notamment la ty- 
phoiïde, la tuberculose, la diphtérie et les 
maladies afférentes à l’enfance et à la 
maternité. Pendant l’année en cours, les 
bons résultats des années précédentes con- 
tinuent à se manifester chez les détenteurs 
de polices de la Metropolitan. 


Rapport pour l'exercice terminé le 31 décembre 1934 


< 


Actif . . . . . ... . . . . . . $4,031,108,151.53 


Ÿ Passif: 


Réserves statutaires des polices Ve $3,521,295,348.00 


Réserve pour dividendes | 
_payables ‘en. 1935 sûr 
Polices Industrielles $44, 192, 450. 00 


Polices Ordinaires . 50,397,036.00 
Polices Maladie et 


Du nie cp dtian ter 


Accidents . . . 2,676,000.00 
Réserve totale pour dividendes . . 97,265,486.00 | 
Tout autre passif  . . , . . . . 127,615,961.40 
Réserve pour les éventualités . . . 46,000,000.00 
Fonds non attribués (surplus) . . . 244,931,356.13 
RE $4,031,108,151.53 
Revenu en 1934 . . . . . . . . . $903,754,216.09 
ÂAccroissement de l’actif en 1934. . . . $170,346,960.14 
Dividendes. payés aux détenteurs de 
police à ce jour, plus les déclarations 
pour l’année 1935 . . . $1,015,352,341.86 


(selon le rapport annuel déposé au Département des Assurances de l’Etat de New-York) 


Assurance-vie en Cours: 


Assurance Ordinaire , . : . . $10,216,839,377.00 
Assurance Industrielle (primes à 
mode hebdomadaire ouù.à mode 2 æ : 
mensuel) . . . . + « «+ + + 6,617,508,665.00 
Assurance Colléctive . . . + +. +. 2,655,457,433.00 
En tout . . . . . . . . . . . + $19,489,805,475.00 
Polices en cours (y compris 1,496,612 
certificats d’assurance collective) . . 41,970,561 


Assurances-vie émises, remises en vigueur et accrues en 
1934, $3,287,100,370. Ordinaires $1,524,348,452; Industrielles 
$1,487,231,699 ; Collectives (radiations déduites) $275,520,219. 


Assurances Maladie et Accidents en cours: 
Secours principal assuré . . . . + $1,332,000,956.00 


Indemnité hebdomadaire . . . + $13,842,855.00 


AFFAIRES CANADIENNES 


Assurance-vie en cours au Canada à la fin de 
= L] L] L 1 L 1 CR | L] Li L] « L] Li $1 /022,859,931 

Ordinaires . , . . . . . $5892,800,767 

Industrielles . 02 CEA e e 372,836,553 


Collectives . , , .°. …... 67,222,611 


Assurances-vis émises au Canada en 1934. .  $191,594,734 
(y compris les assurances remises en vigueur et accrues) 


Visites gratuites des gardes-malades aux dé- 


tenteurs de polices canadiens, en 1934 . . 406,975 
Publications sur l’hygiène distribuées au 
Canada, en 1934, . . u « « « « 3,910,218 


Placements au Canada 4, us 
Obligations du Dominion et 
autres, garanties par le 
sSouvernement . . *. : $60,249,902.38 
Obligations Provinciales et 
Municipales, garanties 
par les provinces et les 
municipalités . . . .113,494,246.31 
Autres Placements . . . . 83,175, 1919.91 


. $256,920,068.60 


Polices en cours au Canada . . “ » 2,647,406 . 
(y compris 87,047 Certificats PAsrenc Collective) 
Ordinaires _. 400,735 
Industrielles . . . . 2,209,624 
Collectives (certificats) 5. Le 37,047 


P t détenteurs de polices canadiens 
OR ASS eee me menu ee 998,263,755.64 


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Siège oeRE NEW-YORK 


 FREDERI CK H. ECKER 
président 


LEROY A. LINCOLN » 
vice-président et avocat-conseil général 


| =: … r: | Bureok Chef Connie : "OTTAWA 


HARRY D. WRIGAT 


troisième vice-président et éérant pour. le Canada 


\ 


La Metropolitan est une organisation. utuelle. Ses biens sont gardés au profit de ses 


porteurs de police, et tout surblus divisible est remis à ses porteurs de police sous forme de dividendes. 


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D'après les règlements relatifs à la classification du blé, qui en- 
treront en vigueur le ler août, 1935, la question de pureté de 1a 
variété est de première importance. 

Que votre blé soit du Marquis, Garnet, Reward “222” ou de toute 
‘autre vatiété, il est désirablé que le type soit uniforme pour le marché. 

- Tout mélange excessif, d’une façon ou d'une autre, est sujet, 
d'après un amendement à la Loi Canadienne des Grains, aux amendes 
qui concernent la classification. 


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._ les contribuables, 


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LARMES MARNE NU UNUTAORE ENS | 


LA SURVIVANCE 


cet 


Trois problèmes canadiens importants 


M. E. W. Beatty, président du Pacifique Canadien, parle du tarif, de 
l’agriculture et des chemins de fer devant un auditoire de l’Ouest 
et suggère les mesures à prendre pour résoudre les problèmes 
urgents qui menacent la sécurité du pays. 


e tarif, l'agriculture et les 

4 chemins de fer, tels furent 
les trois principaux sujets trai- 
tés récemment par M. E. VW. 
Beetty, président du Pacifique 
Canadien, devant les membres du 
Board of Trade de Régina, dont il 
était l'invité d'honneur et le con- 
férencier, à un banquet donné à 
J'hôtel “Saskatchewan”. M. Boat- 
{y parla devant un auditoire vive- 
nent intéressé et exposa ses vues 
d'une façon sincère et positive, 
particulièrement sur la, question 

des chemins de 

a] for, qu'il con- 

Ainait à fond et 
qu'il a souvent 
traitée en pu- 
blic depuis 
2] quelques mois. 

Après avoir 
déclaré à ses 
fjauditeurs qu'il 
entendait leur 
élpariler fran- 
| chement, di- 
rectement, non 
pas comme un 
E.W. BEATTY, CR. ?  csseur 

d’éc o nomic 
politique ou de 
: p h ilosopihie, 
mais comme un homme d'affai- 
res s'adressant à d’autres hom- 
mes d’affaires, M. Beaitty entra 
dans le vif de son sujet ct 
aborda la question du tarif. 
J1 se dit en faveur d’une po- 
litique tarifaire qui nous per- 
mettra de maintenir notre com- 
merce intérieur et notre com- 
merce extérieur au maximum, 
c'est-à-dire qui contribuera à ra- 
mener la prospérité dans toutes 
les classes de la population. Il 
ne croit pas.aux doctrines exiré- 
misles.en ccite matière, n'étant 
ni partisan du libre échange, ni de 
Ja protsction à outrance. 11 faut 
d'abord et avant tout considérer 
Yintérêt du pays tout entier, Car. 
c'est «par là que l’on travaillera 
dans l'intérêt de l'individu La 
sécurité du Pacifique Canadion 
dépend évidemment de la pros- 
nérité et du pouvoir d'achat de 
le nation. 

Le président du Pacifique Ca- 
nadien parle ensuite de l’agricul- 
ture dans l'Ouest et des difficul- 
tés sans nombre auxquelles les 
fermiers des prairies ont eu à 
faire face depuis quelques an- 
nées. La Compagnie, désireuse 
de venir en aide à ceux qui, en 
temps normal, lui assurent sa 
principale source de revenus, à 
effectué volontairement, au cours 
des cinq dernières années, des ré- 
ductions dans ses taux de fret qui 
lui ont coûté au moins $3,000,000. 
Elle aurait voulu faire des sacri- 
fices encore plus grands au béné- 
fice de la classe agricole de l’Ou- 
est, mais ses revenus, par ail- 
leurs, ne le lui ont pas permis. 

Abordant la question des che- 
mins de fer, M. Beatty déclare 
que le problème n’est pas le sien, 
mais bien celui de toute la na- 
tion, y compris ceux qui l'écou- 
tent. Lo public paie pour les ser- 
vices qu'il reçoit. Il paie pour 
l'exploitation et. l'entretien des 
réseaux du pays, aussi ne peut-il 
se désintéresser d'une question 


résident du Pacifique 
Canadien 


. qui le touche d'aussi près. 


_En. 1933, les recettes de trafic 
des deux grands chemins de fer 
canadiens s'élevèrent à $262,000,- 
000. Les contribuables durent 
verser à part cela en impôts la 
somme de $96,000,000, afin de 
compléter le montant nécessaire 
pour rencontrer les obligations 
du Canadien National. Le trans- 
port ferroviaire a donc coûté aux 
citoyens du Canada, cette année- 
là, $358,000,000. | 

Comment cet argent fut-il dé- 
pensé? Dans le cas du Pacifique 
Canadien, $321,000,000 furent payés 
aux créanciers, obligataires et 
employés pensionnaires; rien ne 
fut versé aux actionnaires, et le 
reste fut dépensé en salaires aux 
employés, achat de matériaux, 
impôts et frais divers. Dans Île 
cas du Canadien National, $92,- 
000,000 sur les $96,000,000 fournis 
par le gouvernement, c’est-à-dire 
furent payés 
aux créanciers, détenteurs d'obli- 
gations, tandis que la balance des 
$96,000,000 et toutes les recettes 
du trafic servirent à défrayer le 
coût de la main-d'oeuvre, des ma- 
tériaux, etc. | 

sAu Pacifique Canadien, 
réduit au minimum les frais d'ex- 
ploitation, en autant que le per- 
mettent les nécessités du service 
et l'entretien de la propriété. Et 
M. Beatty se dit convaincu que les 


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SIROP DE MAIS 


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administrateurs de l'autre réseau |s’opposait à mon projet, admit 
ont dû aussi faire tout en leur|ceendant que la fusion ferait 
pouvoir pour éviter les dépenses économiser $60,000,000 dans une 
inutiles, Le public a donc payélannée de trafic normal, tandis 
le minimum, dans les conditions laque M. Fairweather fixa son chif- 
de concurrence actuelles, pour les |fre à $56.000,000. Il est vrai qu’il 
services de transport qu'il a re-|l'a répudié depuis. Pour ma part, 
eus. Mais ce minimum est encore |je crois sincèrement que $75,000,- 
trop élevé, du fait des impôts qu’il | 000 m'est pas un estimé exagéré. 
faut verser pour combler les dé-[ “fon projet a été critiqué par 
ficits annuels du Canadien Natio-|plusieurs. On n’a dit qu’il n’ex- 
nal. iste pas d'hommes capables d’ad- 

On à suggéré, pour sortir des Iministrer convenablement les ré- 
difficultés actuelles, de réduire|seaux unifiés. Sûrement, ces 
radicalement les salaires du per-|gens-là ne sont pas sérieux, Car 
sonnel, mais il ne faut pas ou-}nous possédons dans les person- 
blier que les chemins de fer ea-|nels des deux réseaux des hom- 
padiens doivent rétribuer Jeursimes de talent et d'expérience, 
employés en conformité des exi- parfaitement qualifiés pour me- 
gences de l'existence sur ce con-|ner la tâche à bonne fin. On m'a 
tinent, et que si ceux-ci recoi-|dit encore que la fusion aurait 
vent de l'argent pour leurs ser-|pour conséquence de jeter des 
vices, ils le dépensent pour|milliers d'hommes sur le pavé. 
l'avantage d’autres groupes. [Je répèterai ici ce que j'ai déjà 
D'autres conseillent d'augmenter | déclaré, à savoir que la protec- 
les taux de fret pour résoudre le[tion de la main-d’ocuvre fait par- 
problème, mais même si ces taux |tie de mon plan et que les écono- 
sont parmi les plus bas du mon-|mies “dans ce domaine seraient 
de, une majoration serait, à l'heu- effectuées sagement, graduellc- 
re présenie, une affaire com-|ment et sans préjudice à ceux qui 
plexe et non recommandable. dépendent actuellement des che- 

M. Beatty dit ensuite: “Certains [mins de fer pour leur subsistan- 
ont prétendu que mon projet|ce. | 
d'unification des adnrinistrations{ “Certains ont prétendu que les 
des deux réscaux aurait pour Té- membres de la Commission Roya- 
sultai de faire passer aux mains |]Je s'étaient déclarés à l'unanimité 
du Pacifique Canadien l'actif du contre l'unification. Cela est in- 
Canadien National, alors que Son/exact. Is se sont entendus sur 
passif resterait au gouvernement.|un plan de coopération qui, 
I1 n’en serait rien. L’actif physi-fcroyaicnt-ils, pourrait soulager 
que du Canadien National reste-|les contribuables du pays. Dans 
rait la propriété du gouverne-|lour rapport, ils déclarèrent ca- 
ment, tandis que l'actif du Paci-|tégoriquement que ccrtains de 
fique Caradien continuerait d’Ap-|leurs membres auraient préféré 
partenir à ses propriétaires. Lelun plan qui aurait permis at gou- 
passif des deux réseaux, par Con-|vernement du Dominion d’aban- 
tre, serait réparti de la même fa-|Gonner l'exploitation ferroviaire. 
con. Toutcrois, si l'actif globallLa coopération a été mise à l'es- 
était administré par une seulelsai et nous savons maintenant 
organisation unifiée, cela mettrait qu’elle n’a produit. qu'une frac- 
fin au gespillage de la concur-|tion des économies qu? ss pro- 
rence, et les propriétaires du Ca-|tagonistes avaient promises à la 
nadien National toucheraient plus [Commission Royale. 
d'argent pour rencontrer leurs “On a dit aussi que ic songe 
obligations.” d'abord aux intérêts des action- 

On a prétendu que la dette ex-|maires et obligataires du Pacili- 
cessive qui pèse aujourd’hui sur|que Canadien. C'est vrai, mais 
le Canadien National est le résul- seulement dans ia mesure où tout 
tat des dépenses inconsidérées Canadien honnète et bien disporé 
faites par des entreprises pri-|doit le faire. Je désire qu'ils 
vées. Le président du Pacifique {soient traités équitablement, pour 
Canadien cite des chiffres pour|que la réputation de notre pays 
réfuter-cépoint de vue. La detlo|n'ait pas à soufirir. Leurs inté- 
totale du Canadien National, aAurêts sont si intimement liés à 
moment de son organisation, Se|ceux du pays, que toute sugges- 
chiffrait à S$1,336,000,000, dette |tion que je pourrais offrir dans le 
constituée par les sommes quebut de venir en aide au’ Canada, 
coûtèrent Iles lignes groupéts|jes aiderait eux aussi. Le Paci- 
dans le vaste Réseau d'Etat, que |fique Canadien n'est pas en fail- 
nous avons ‘ujourd’hui sur les|jite. Au contraire, c’est une Cn- 
bras Inis1.olonial, Grand-|treprise absolument solvable, qui 
Trone, Canadion-<:ord et Grand-\souffre à Yheuro actuelle d'une 
Tronc Pacifque. Sauf une som-|crise économique dont les effets 
me de $50,000,000 représentant un |se font sentir dans le monde en- 
surcroît de capitalisation dans la tier, en même temps que des Ccon- 
construction du Grand-Tronc Pa-|séquences de nos folies passées 
cifique, et qui peut être mise au|en matière de construction fer- 
compte d'erreurs de la part delroviaire. Il a pu donner dans le 
l'initiative privée, le reste est du passé un modeste rendement à 
ressort de l'initiative gouvertie-|ses propriétaires, et il pourra le 
mentale. . faire de nouveau. 

A la fin de l'année 1933, lal “Ce que je sussère,” dit M. 
dette du Canadien National avait |Beatty en terminant le magistral 
passé de $1:336,000,000 à $2,745,- {exposé de son projet, “c’est que 
000,000, soit une augmentation de nous partagions les recettes des 
$1,409,000,000 pour laquelle Ies|propriétés unifiées de facon à 
capitalistes ne peuvent non plus |donner à chaque groupe de pro- 
être blâmés. Mais de quelque fa-|priétaires les revenus nets qu’ils 
con que l’on essaie aujourd'hui |auraient obtenus s'ils avaicnt ex- 
de partager les responsabilités, il|ploité leur réscau séparément, 
n’en reste pas moins que le ser-|plus une part équitable des éco- 
vice de la dette, qui coûtait en |nomies qui résulteraient d2 l'uni- 
intérêts $38,000,000 en 1919, en a|fication, 
rs $92,000,000 l'an dernier. Il! «36 mhésite pas à déclarer que 

clair que nous ne POUVONS |punification des deux éseaux 
continuer à supporter indéfini-|;ous assurera les sorties de 
ment pareil fardeau. transport les moins coûteux pos- 

“Vous rendez-vous compte," dit{sibles et que la solution du pro- 
l'orateur, “que même si nos re-blème, d'après un plan de con- 
cettes s'amélioraient au point deception saine et équitable pour 
nous permettre de payer toutes |tous les intéressés, produira des 
les charges dues au public par {résultats beaucoup plus impor- 
les deux réseaux et de verser un |tants pour le Can2da qu'une sim- 
dividende raisonnable aux action-|ple économie de frais d'exploita- 
naires du Pacifique Canadien, |tion. Une telle solution aura 
nous gaspillerions encore $75,-|pour effet de stimuler les affai- 
000,000 par année en persistant à res, de ramcner la confiance au 
maintenir des services doubles, |pays et de raffermir notre crédit 
que nous pourrions facilement|à l'étranger. C'est une mosure 
éliminer? de simple bon sens, et ceux qui 

“A mon avis, la solution quilactuellement y font opposition 
s'impose est l'unification de l'ad-|seront forcés, quand celle aura été 
ministration des deux grands ré- adoptée, de reconnaître que leurs 
seaux du pays. La somme quelcraintes n'étaient pas fondées. Si 
nous pourrions ainsi épargner |parcil projet avait été adopté il y 
annuellement — non pas dans un|a vingt ans, ou même il y a quin- 
avenir incertain, mais tout delze ans, quand on commence à 
suite — a été déterminée à lals’apercevoir des erreurs commi- 
suite de calculs précis faits parises en surconstruction  ferroviai- 
des officiers du Pacifique Cana-/|re, la dette nationale, c’est-à-dire 
dien. Leurs chiffres s'accordent [votre dette, serait aujourd’hui de 
d'ailleurs d'assez près avec ceux |centaines de millions de dollars 
fournis à la Commission Royale [moins élevée. Ce sont vous et vos 
par Sir Henry Thornton et M. S.|enfants qui paicrez cette dette. 
W. Fairweather, du Canadien Na- Etes-vous en faveur de la‘laisser 
tional. Sir Henry Thornton, quifs’'accroître indéfiniment?” 


À : 


L’abondance de soleil et la 
quantité suffisante de pluie 
|vendant l'été de 1934 ont four- 
ni des conditions idéäles pour 
une production abondante de 
sève dans les érables, et si les 
|nuits sont froides et les jour- 
nées douces pendant la saison 
du sucre la récolte des produits 
de l’érable devrait être abon 
dante en 1935. 


sburg | | 


4: 


. L'expansion de la vente des 
conserves sur les marchés do- 
mestiques et d'exportation ‘of- 
fre le be débouché. pour 
nn une. production. croissant 
ALIMENT 1e ei 
y a eu, en ces dernières années, 
. | une augmentation considérable 

‘et rapide dans la quantité de 


‘au Canada... 


: tère fédéral de l’agriculture encourage 


‘{tiques abattus en automne et mis en 


.| pourront trouver sur tous les grands 


légumes au Canada. En fait, il 


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LES APPROVISIONNE- 
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SUFFISANTS 


‘ La récolte de foin de 1934 ayant été ; 
déficitaire et les résidus des années 
précédentes étant plutôt médiocres, PR ÿ 
tout laissait prévoir une demande ex- FPS 
| ceptionnellement bonne au cours de Le 
‘la présente saison. Aussi, dès le mois 
‘de septembre, les cours à bestiaux, 
les chantiers, les compagnies miniè- | 
‘res et industrielles, craignant le di- 
sette, achètaient leurs approvisionne- 
‘ments pour la saison, ce qui eut pour 
‘effet, dans le temps, de donner une 
| certaine fermeté aux prix du foin. 


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Mais une fois ces gros achats com- vous des Canadiens à Edmon- 
plétés, les ventes cessèrent si brus-|j| ton. 
| quement que les prix déclinèrent en - 
conséquence. ti Vous désirez faut un | 
l D'autre part, afin de conserver plus | BON REPAS 


de foin pour le commerce, les culti- 
| vateurs de certains centres de pro- 
lauction ont préféré utiliser divers | 
: fourrages grossiers pour l'alimenta- | 
tion de leurs bestiaux de sorte que les ! 
quantités disponible ont augmenté 
considérablement. Contrairement aux : é 
premières prévisions, dans certaines, Hotel Victoria 
régions de la Nouvelle-Ecosse et de: C. E. Deruchie, gérant 
Ontario où le besoin de foin parais- | CALGARY ALBERTA 


- sait devoir être des plus urgent, la pé- | 


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: nuée de beaucoup par la prolonga- 
tion des pâturages automne dernier, 
! celles-ci devront se suffire. En outre, 
‘en plusieurs endroits où la disette 
! paraissait menaçante, les cultivateurs 
‘ont conservé moins de bétail de qua- 


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‘alors que les fourrages étaient abon- 
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: obstacles qui ont entravé la vente du 
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‘selon l'opinion de plusieurs observa- 
teurs, que le commerce absorbera d'icil a 
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l'engraissement des agneaux sur les 
lfermes dans l'Est de l'Ontario. Les 
PEUR wbtenus l’années dernière 
‘alors que plus de trois mille agneaux 
lont été vendus comme “extra-fins” 
ont si bien encouragé les cultivateur | 
de YEst que plus de sept mille 2-; 
igneaux ont été mis à l'engraissement 

cette année. 


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se montrent de plus en plus difficiles funèbres et embaumeurs 

tous les ans sur la qualité des viandes : Fél. 22222 10007 109e rue 

qu'ils consomment. La vente régulière 

d’agneaux gras en hiver et au prin- 

temps a causé une grande améliora- 

tion de qualité, si blen que l'agneau ‘ He 

occupe aujourd’hui une place impor-| GILLESPIE GRAIN CO. LTD. 

ee le régime alimentaire d’un, : Edmonton, Alta. 

grand nombre de Canadiens. Beau- | Elévate = 

coup de ménagères qui ont acheté des re éévoteme le … 

rôtis ou des cotelettes de cès agneaux. Département des options 

i de l'Ouest spécialement engraissés, se- | Vous trouverez qu'il est avantageux 

ront heureuses de savoir qu’elles | d'encourager une compagnie de grain 
[dont le bureau-chef est à Edmonton. 

marchés canadiens un approvision- Téléphone 23436 

nement régulier de viande de cette L : 

qualité, à partir de maintenant et 

jusqu’au printemps. 


Cette viande d'agneaux fraichement 
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froid, qui vient des agneaux domes- 


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lsdive et fatiguée et d'atbribumts cle on a 
aux conditions climatiques. Depuis | - nta-mtiness- ce tar 
que je prends du Novoro je suis. de- | Ÿ RS 

venu bien portante et je jouis réelle-| ? Ms. ' | 
ment de l'existence, J'ai même plus octor F S Colman 
d'activité et d'entrain que je n’en a- VE ee, 

vais il y a vingt ans.” Tout en sti- + DENTISTE | 


mulant l'action de la digestion € 
l'élimination; cette métegine de do 
fiance, extraite de plantes médicina- 
les, aide la nature à édifier un corps 
solide et sain. Son' usage .opportun 
quand on se sent fatigué et:à bout de 
forces, prouvera être d'un grand bé- |: 
néfice. -Seuls.des agents locaux dési- 
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: du téléphone nour les dates 
LE: Coneernant, : 
go, Il, peuvent le fournir. .: — MeLENNAN et FALHER 
Livré exempt de douane au Canads. | sms CM 


13 MARS 1935 


| PLAMCNDON 


Mademoiselle Fernande Primeau, de 
St-Paul, est maintenant établie à 
‘klamondon comme garde-malade du 


: Falher, le 21 février 1935|district. Graduée de l'hôpital Géné- 
Monsieur le Rédacteur. 


Lettre ouverte... 


ment à sa profession, et pourvue de 
valeresque signé par un certain “Sans |Lous les articles nécessaires à son ex- 
Peur.” Pourquoi, l'auteur n'a-t-il pas lercice, elle tera sûrement beaucoup 
t Cet!de Plamondon, Charron, Gourin, Da- 
article se rapportait à une récente |kin, Lac des Oeufs, se réjouissent-ils 
conférence que j'avais donnée au!de son arrivée. 

Les jours gras nous ont apporté, 
avec la tempête traditionnelle, deux 

Il semble bien que “Sans Peur” à mariages 1e même lundi. M. Armand 
retiré de la conclusion de cette confé- | Fortier ayant pour témoins son père, 
rence une très mauvaise impression.! M. Romuald Fortier, ainsi que M. O- 
Le conclusion à déçu notre “Cheva-|livier Trudeau, unit sa destinée à cel- 
: J'avais, en effet, le de Me Justinienne Boulanger, qui 
parlé de l2 Russie, Des articles im-:éLait accompagnée de son pere M. 
portants m’avaient permis d'affirmer A. bierre Bowanger, et de sa soeur, 
“que dans les doctrines communistes Mile Cecile Botuanger. 
Russes, l'individu est considéré pour, Le son côté, M. Wilbert Gauthier 
rien devant l'Etat qui ést tout: que accompagne de son père M. Alex 
la religion a été jetée de côté; que Gautmer, et de son frère Ruby Gau- 
l'Etat s'est emparée du bien de cha- thier, s'unissait pour toujours à Mlie 
que individu qui est devenu un servi-'Hose Ménard, qui elle, était suivie de 
teur de l'Etat; que la doctrine com-:son pere M. kmulien Ménard, et de 
muniste, en un mot, détruit la per- sa sueur Mlle Yvette Ménard. 
sonalité de l'individu et de la famille.” Baptêmes — Le 11 janvier, Marie 

Après plusieurs considérations dans Madeleine Amelia, enfant de M. et 
le même sens, je notais la nécessité Mme Jean Piquette. Parrain, M. Al- 
urgente d'opérer certaines réformes cide Piquette, grand-père, et marrai- 
dans notre régime économique, et je ne, Mme M. Daly, grande-tante de 
faisais une première conclusion en di- J'enfant. ’ 
Sant: “Après avoir étudié la Russie, Le 2 février, Joseph William Roger, 
on,se demande si les dictateurs bol- enfant de M. et Mme Georges Dakin. 
chévistes et communistes de Moscou Parrain Paui Dakin, marraine Geor- 
Ab fait, et font bien en BrOPO- gette Dakin, son frère et sa soeur. 

u monde, le même système)” Le 17 février, Wilbert Aïbert Joseph 


comme réforme?” ' ; 
: ; l'enfant de M. et Mme Clifton Pla- 
Or, Monsieur le Rédacteur, est-ce: mondon. Parrain et marraine, M. et 


que, dans le génie de la langue fran- : 

+ {Mme Albert J. Plamondon. 
ee F ne d'ailleurs dans le gé-| Le 17 février, Rita Marie, enfant 
Lu £s autres langues, il n'arrive PS de M et Mme Clarence Gauthier. 
Tés Souvent de poser sous des f0r- Parrain et Marraine, M. et Mme Fer- 
mes interrogatives, tantôt de solides! gra 


affirmations, tantôt de solides nésae ee LORD: er ee 

tions? Or, je demande à “Sans Peur” ° 

s'il n'a pas “A se Reprocher” d'avoir 

été injuste ous ma conclusion, et 

aussi envers lui-même, en ne remar- proche.” que j'aurais pu aller beau- 

quant point cette autre partie de ma icoup De Loi mais Le Cercle Ca 

conclusion qui consistait en ceci: |tholique Social de Falher” est compo- 

de a al os y ao une ma-|sé d'auditeurs intelligents, capables 

e celle posée par|par d v 

1es dictnteurs, Russes Fee . une se conséquent de conclure dans le 

vie plus no € pour l'humanité” Jelble, au surplus qu'il serait gênant pour 

demande aussi au “Chevalier Sans un Here de Fe condition, 

Peur,” de ce qu'il pense de cette der-\d'adonter dans ses conclusions l’atti- 

nire phrase qui faisait bel et bien tude d'un dictateur. 

corps avec la conclusion? | Monsieur le Rédacteur, jevous re- 
Mons'eur le Rédacteur. je concède mercie de l'hospitalité que votre jour- 

cependant, à “Sans Peur,” le cheva- nal me donne. 

lier qui est peut-être aussi “Sans Re- 


rolointietinmtas Au tale 


—Corr. 


Dr à 


KR. Pelletier. 


aim 5 PS over sure D one pme ce CCR PET 


AINSI PARLE LE LECTEUR 


ET LES COMMUNES 


(2ième PARTIE) 
- 


Monsieur le Rédacteur, 


Qu'est-ce que les Communes? 


se : 3. 
Le Petit Larousse nous dit: “Nom que l'on donna au moyen-âge aux 


villes qui réussirent à obtenir de leurs sei i ë 
| 2 S seigneurs suzerains des chartes leur 
accordant une certaine autonomie.” or 


Ii n'est donc nullement question q 
des communes de “communes rurales” 
des serfs. Ce sont là deux questions tout 
| Pierre Gaxotte, dans La Révolution 
| Communes seront comme des seigneurerie 
des barons comprendront que leurs intérêts sont d'accord avec ceux de leurs 
protégés et que les ménages est encore le meilleur moyen de les retenir.” 
.+.-... Et Üs les ont si bien ménagés et retenus, “qu'aux temps de Louis XJI, 
(1462-1515) dans un pays qui n’a plus besoin de leur protection et qui se 
passe déjà de leurs services, ils gardent une autorité telle que rien ne se 
fait au village sans leur avis et leur approbation. on les invite aux fêtes 
de famille, et is y font honneur. Dans l'ancien donjon on a les mêmes pré- 
occupations et presque la même vie que dans les chaumières voisines Sei- 
gneurs et laboureurs se retrouvent à' la foire. Si la journée a été bonne ils 
trinquent au cabaret, échangent de grasses plaisanteries et entre deux ver- 
res se donnent de grosses tapes cordiales.” — Tout comme les Canadiens 
après un petit verre (et même sans cela, mais avec cela ça va mieux). ; 
“A: la nuit tombante, on voit s'en retourner le seigneur, fièrement cam- 
l pé sur sa rossinante, l'épée au côté, et une miche de pain sous le bras, avec 
1 son fermier en croupe.” 
Ce n'est pas précisément là le tableau d’une féodelité devenue orgueil- 
: leuse . devant cette classe populaire que la noblesse foulait aux pieds”... 
1 . Tout n'était évidemment point parfait en ce temps-là, pas plus qu'au- 
À jourd'hui; mais les seigneurs rudes au début, mais somme toute bienfaisants 
ne furent point, en général, les brutes sadiques que des auteurs sans scru- 
pules se sont plût à nous montrer, pas plus que nos ancêtres ne furent de 
pauvres miséreux, courbés sous un joug de fer et encarcanés dans une crain- 
te perpétuelle. 


“C'est en sachant respecter le passé qu'on mérite soi-même le respect 
‘de l'avenir.” 


L'EGLISE INDIFFERENTE A L'ETABLISSEMENT DES COMMUNES. 


Pour que l'Eglise prête une part à l'établissement des Communes, il eut 
fallu d'abord être certain que ce mouvement fût un progrès social, et qui 
donc pouvait être certain de cela? 

Que demandaient les communiers? tout ou partie des privilèges qui jus- 
que là avaient été l'apanage du seigneur. Ils n’en demandaient point la sup- 
pression mais ils voulaient eux-mêmes avoir le bénéfice de ces privilèges 
pour le bien de la communauté. C’est ainsi que “les Communes veulent de- 
venir des seigneureries bourgeoises et collectives.” C'était une nouveauté, 
une tentative d'usurpation de la prérogative du Seigneur. Tant que le sei- 
gneur resta dans son castel, jamais semblable idée n’eût pris corps parmi 
ses vassaux; mais après une absence de plusieurs années passées en terre- 
sainte, cette idée a fait des progrès dans la ville bâtie sous la protection de 
ses ancêtres. Ses droits sont pour lui, non seulement un héritage qu'il tient 
de ses aïeux, et qu’il se croit obligé de transmettre à sa lignée znais aussi 
un revenu dont il a sans doute besoin pour solder les frais qu'il a encouru 
pour équipér ses vassaux allant délivrer le tombeau du Christ. 

“Comment l'Eglise aurait-elle pu intervenir dans ce conflit?’ En faveur 
du seigneur, elle se serait opposée à une réclamation que l'augmentation de 
le population, l'organisation des corps de métiers et les besoins nouveaux ren- 
daient nécessaire, toutes choses qui au moment du conflit n'étaient, point 
facile à distinguer. En faveur des communiers l'Eglise ne se serait-elle pas 
plaçée au sommet de l'ingratitude? ù 

Comment aurait-elle pu prendre position en faveurs des Communes, 
puisque le Roï lui-même n’eût pas de politique arrêtée là-dessus. Suivant les 
circonstances, dit Jacques Bainville (histoire de France page 56) le roi sou- 
tint ou réprime ce mouvement Dans ses propres villes il le réprimait quand 
il y avait des désordres ou bien il le limitait sérieusement. . 

“Ce mouvement fut du reste très varié, comme l'était le monde en ce 
temps-là où tout avait un caractère local, où les conditions changeaient 
de province à province, de cité à cité. Les Communes se fondèrent paisi- 
blement dans le midi où survivaient les coutumes municipales de la Gaule 
romaine. Elles n'allèrent pas sans tumulte au nord. Selon les lieux et les 
circonstances elles réussirent ou échouèrent ou bien elles aboutirent à des 
compromis. Il n'y eut pas d'unité dans ce mouvement. Il n’y eut pas.de doc- 
trine: les communiers s’alliaient à qui is pouvaient à de véritables bri- 
gands féodaux.” 

Ce tableau n'est ni enjoliné ni poussé au noir, il n’est pas d’un anticlé- 
rical, il est d'un historien réputé honnête et juste. 

”  Dites-moi qu'est-ce que l'Eglise aurait eut à faire de prendre parti là- 
dedans? 

En vertu de sa propre sagesse, elle ne juger pas devoir intervenir sinon 
naturellement pour nréserver dans les mutultes quand il y en avait, les prin- 
cipes de la morale dont elle a reçu le dépôt, 


UN ARGUMENT FINAL. 


J'ai sous les yeux un manuel de l'Histoire de l'Eglise (en deux volumes, 
par Dom. Ch. Poulet, moine Bénédictin de la Congrégation de solisme) à 
l'usage des étudiants en théologie, mais très profitable à “un grand nombre 
de laïques catholiques ou non, qui ent un grand besoin de savoir ce que fut 
PErglise à travers les siècles.’ Ce manuel qui comprend 492 pages pour. le 
premier volume dans lequel de la page 315 à 338 est traité l'époque féodale, 
nulle, part, de la première à le dernière page du livre, il n'est porté la moin- 
dre attention, la moindre allusion à l'institution des Communes. Ce n’est qu’à 
la page 428 au sujet d'un paragraphe qui traite de “La Charité Chrétienne” 
au’il est dit: “enfin au XIV et XVe siècle, c’est surtout l'initiative commu- 


uand on parle de l’affranchissement 
pas plus que de l'affranchissement 
à fait différentes et bien à part. 

Française, page 10 nous dit: “Les 
s bourgeoises et collectives. Les ru- 


communal qui eut lieu deux ou trois siècles plus tôt. 


sensible que l'institution @es Communes. 


aucune idée de chercher à amoïndrir le rôle bienfaisant de l'Eglise, pas plus 
maintenant que jamais. à ie Ft . 
(FIN) 


Isidore CASSEMOTTES. 


j 


| 


sens d'un travail donné: et il me sem- | 


Ce mutisme d'un autre moderne aux sujets de l'institution des Commu- ne devait être arrêté, incarcéré, exilé | 
nes est d'autant plus remarquable qu'il consacre tout un chapitre (le chap. ou mis à mort, sans être jugé par la 
VIE) à “L'Art Médiéval, L'Art Roman et l'Art Gothique,” d'inspiration et de | loi du pays ou par ses égaux. 20— 
réalisation religieuse et chrétienne, nul n’en doute, mais qui dans le do- Aucunes taxes féodales ne devaient 
maine social ne paraissent pas y avoir apporté une transformation aussi être prélevées sans un assentiment du 


, 
i 


Le cercle cat:olique 
de Falaeï 


Séance du 20 février 1935. 


Le R. Père Gobeil, O M I, ouvre l'as- 
habituelle. : 
Comme M. Pelletier, président, et M. : 
Tousignant, vice-président, sont em-. 


semblée par la prière 


pêchés d'assister à la séance, M. Har- 
vey, secondé par M. Demers, propose 
que M. Maurice Beauchamp soit pré- 
sident d'office pour l'assemblée. 

M. le Dr Hardy, secrétaire, lit les 
minutes de la dernière assemblée. 
Elles sont adoptées telles que lues sur 
la proposition de M. E. Lecours pro- 
fesseur, secondé par M. P. Demers. 

M. Joseph Tremblay donne la chro- 
nique de la semaine. Avec un choix 
de nouvelles intéressantes, le chro- 
niqueur à su attirer l'attention de 
chacun. 

En fait de correspondance, le R. P. 
Directeur donne lecture d'une lettre, 
envoyée par le Secrétaire Général de 
l'4 C F À, à Edmonton. Après avoir 
félicité le Cercle Catholique de Fal- 
her, pour son bon travail, M. Belhu- 
meur demande des détails sur l'orga- 
nisation et le fonctionnement au Cer- 
cle dans le but d'organiser des Cer- 
cles semblables dans différents points 
de la province. Le R. Père Gobeil fait 
alors remarquer que ces quelques mots 
du sec.-général de l'A C F A sont pré- 
cieux en encouragements pour le cer- 
cle. Nous devons concentrer une par- 
tie de nos efforts pour continuer 
l'oeuvre si bien commencée. À cause 
de sa définition généreuse, le mot 
Cercle peut s'appliquer à uné variété 
de Cercles existants, et de ce fait, 
chacun peut et doit recevoir sa lé- 
gitime part d'activité. Les différents 
genres de cercles existants doivent se 
concilier, ou même s2 compléter, 
quand il y à lieu. 

Le Directeur propose ensuite q’un 
vote de félicitation soit adressé à 
Mme Emma Morrier à l'occasion du 
beau succès que la pièce “Bon sang 
ne ment pas” a remporté au festival 
de Calgary. M. Harvey seconde la 
proposition. Un vote semblable est 
passé à l'adresse de tous les acteurs 
de la pièce. 

Afin de reposer les membres du 
travail plutôt sérieux, accomnli au 
Cercle jusqu'à présent, M. Demers se- 
condé par M. Sicotte propose qu’une 
soirée récréative soit organisée par 
le Cercle. La pronosition est adoptée 
à l'unanimité. Cette séance a eu lieu 
mercredi le 27 février et a fait l'objet 
du dernier rapport au journal. Le ‘co- 
mité d'organisation du cercie a été 
chargé de préparer cettz séance ré- 
créative. 

M. P. Sicotte présente ensuite une 
causerie, qu'il intitule, “l'Eglise, af- 
franchissements ect Communes au 
nicyen-âge.” Pour donner justice à ce 
sujet, il faudrait tout un volume dit 
M. Sicotte, il nous annonce cencndant 
au'il donnera “Un anerçu intégral du 
développement graduel de l'affran- 
chiscement du servage et de l'établis- 


| LA SURVIVANCE 
a ere tartine ré tahn-mre 


À propos dla 


| CONFERENCE DE M. RENE 
: PELLETIER. 


Tic partic 


jourd’hui vous les entendez dire 
Nous voulons une réforme, nous vou- 


ons un change. Où allons-nous la :% 
‘trouver cette réforme? Et c’est cette : & 


Si vous écoutez les gens parler au- |À 


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PAGE 7 


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question que nous allons étudier. 1 ligne. 
| “L'union est la clef des maux”. Les & 
| propagandistes communistes comme ! .SDRMESASS ER emRSeRONOIEURIRRNE EIRE SERRE 


nous l'avons déjà dit dans “la confé- | 
rence de M. R. Pelletier”, nous donne 
l'union en cherchant à bouleverser le, 
monde et finalement le mener à la ré- 
volution. Ce système est une réfor-! 
me, mais une réforme sanglante. De! 
plus ce système a pour but de faire. 
travailler les gens pour rien; donc de 
faire des esclaves des habitants d'un: 
pays. ' 

Maintenant, voici une union, à mon; 
point de vue, tout à fait pratique. | 
Pourquoi est-ce que nous nous unis- 
sons pas sous la domination catholi- : 
que; est-ce que le St-Siège dans ses 
diverses encycliques ne nous a pas 
donné le remède? C'est une union que | 
nous voulons, une union parfaite et 
non sanglante; cellc-ci nous la trou-. 
vons dans l'Eglise catholique, et c'est ! 
là le seul remède du monde! i 
Preuve: i 


seul moyen, retournons dans l'histoire 
du passé. Comparons l'Eglise au ro- | 
seau et toutes autres solutions ou ob-: 
jections au chêne. Le peuple et son : 
désir est “le vent.” Î 

Ce vent se lève, le roseau pli et, 
penche la tête; le chêne ne bouge, 
pas. Le vent redouble, le roseau pli de : 
plus en plus. le chêne commence à! 
se mouvoir. Enfin le vent est on fu-: 
rie. le chêne touche la terre et le 
chêne casse, Après Ia tempête le ro- 
seau se relève victorieux, mais le ché- : 
ne peut plus. Alors vous voyez l'Egli- 
se. gagne toujours, alors pourquoi la 
contredire? 

C'est ainsi chers amis que vous 
voyez qui est notre sauveur et alors 
allons à l'Eglise! ‘ 

Sans Peur. 


ONE VENTE 


FRANS ANT TETE A REC ETET TT EN EEE SU: 


.€t de sa puissance pontificale: il si- 
gnale ensuite le ré'e de Simon de 
Montiort, constituant et convoquant 
Île parlement anglais composé de 5 
comtes et 18 barons; des Etats du 


sement des communes au moyen-âge.” ,Clergé comprenant, 118, évêques. ab- 
“Le Dr Desrosiers dans sa vivante | bés. prieurs ct doyens, enfin du Tiers- 
causerie sur l'attitude que l'Eglise a | Elaë. “Au point de vue du commerce, 
prise en face des guerres nous faisait! Celui de la laine, favorisé par les 
comprendre, ajoute le conférencier, ; Cisterciens et tous les moines, devint 
l'importance et la nécessité d'être sin- le commerce le plus important de 
cère et impartiale dans nos études .” l'Angleterre au 12 et 13e siècle.” 

Or, M. Sicotte affirme “qu'il fera] Quant à la masse des serfs qui au- 
preuve de sincérité, en reconnaissant |raient existé encore en Angleterre au 
l'oeuvre de l'Eglise pour ce qu’elle est.” | début du 14e siècle, ils étaient d'a- 
“Il faut reconnaître le rôle prépon- | Prés M. Sicotte, corvéables et ne pou- 
dérant qu'a joué et que joue en-|Vaient sans permission s’absenter ou 
core l'Eglise au sein des nations, mais laisser le manoir; cependant en pra- 
de la croire qu’elle fut la pensée domi- ! tique, ils devenaient plus libres de 


nante, la raison d'être et l’instigatrice 
de toutes réformes sociales ayant pour 
but le relèvement du prolétariat et le 
bien-être du peuple, sous quelque for- 
me que ce soit est une affirmation que 
je ne suis pas en mesure de croire ou 
d'admettre sans preuves tangibles.” 
Le conférencier retrécit ensuite son 
sujet à l'Angleterre, et “il essayera de 
nous prouver ou plutôt de nous dé- 
montrer comme il le dit que les ré- 
formes qui s'y produisirent ne furent 
pas provoquées exclusivement par ke; 
catholicisme, mais furent partielle- 


par le fait que les seigneürs accep- 
taient en lieu et place des corvées, un 
paiement en espèces. Ainsi libéré de 
ses corvées, le serf pouvait travailler 
plus efficacement à son améliora- | 
tion personnelle. 1 

M. Sicotte note enfin, un autre fac 
teur qui contribua à la ruine de la 
féodalité et à donner plus d'émanci- 
pation. “Ce fut l'invention de la pou- 
dre” et le conférencier explique cela 
en disant que “les chevaliers avec 
leur armure devenaient à la guerre, 
les égaux des simples soldats, et ils 


ment pour ne pas dire en majeure Ne pouvaient plus, désormais se po- 
partie attribuables à des faits pure- |Ser comme protecteurs.” Le conféren- 
ment économiques et politiques nés de ; Cier termine sa causerie en faisant un 


circonstances favorables et d’opportu- |partage entre les événements et cir- 


nités.” M. Sicotte développe ensuite, 
d'après l’auteur ou les auteurs dont 
il a dû se servir, la nature du sys- 
tème féodal ou seigneurial: et com- 
ment était cultivé le domaine du sei- 
gneur. Le résultat du système féo- 
dal, de son fonctionnement tel qu'ex- 
posé par M. Sicotte, se ramènerait à| 


constances qui ont promu les libertés 


populaires, en Angleterre, et la part : 


que l'Eglise a mise au service du peu- 
ple. 

“Nous avons donc d'une part dit 
M. Sicotte: 10— Les imperfections du 
système même de la féodalité. 20— 
L'Association des Corps de métiers. 
30— La “Grande Charte” ou “Ma- 


3 propositions: “10—La position so- 
ciale du temps est déterminé plutôt |gna Carta”. 4o— Simon de Montfort 
par l’état dans lequel l'homme n'ait iet son Parlement en 1264, etc. et 50— 
que par sa capacité intellectuelle. 20— l'invention de la poudre Et d'au- 
Des relations très étroites entre les tre part nous avons l'influence pré- 
habitants qui ont un pâturage com- pondérante de l'Eglise Catholique: le 
mun, qui sèment et récoltent la mê-; travail des monastères en général, 
me chose d’une manière identique. qui | Celui des moines franciscains, Domi- 
sont grouvés en un seul petit village 'nicains et Cisterciens en particulier, 
au pied du manoir ef qui se rassem- !tous contribuèrent à la ruine d'une 
blent dans la même église ou chapel- féodalité déchue, tombant en désué- 
le. 30— La séparation presque com-|tude en raison même de son orga- 
plète des autres centres. Cette sépa- |nisme et ayant survécue à son utilité.” 


ration était due à la capacité de se: 
suffire entièrement par eux-mêmes.” 
La causerie se poursuit et enseigne 
que la période anglaise de 1150 à 1450 
vit l'association des corps de métier. 
M. Sicotte est d'opinion que la seule 
cause des corps de métier, organisé en 
corporation, aurait été ‘“l'accroisse- 
ment excessif de certains manoirs se 
formant autour des ville. accroisse- 
ments qui nécessitèrent l’avènement 
d'artisans avec comme application le 
principe de la division et de la spé- 
cialisation du labeur” et le conféren- 
cier semble attribuer à cette tendance 
démocratique cristalisée dans l'orga- 
nisation et la responsabilité corpora- 
tive des corps de métier, l’origine des 
communes anglaises. “Ces villes, dit 
en effet M. Sicotte, obtinrent des 
chartes du roi ou des seigneurs, et 
ces chartes contenaient certains pri- 
vilèges d'autonomie. “Le conférencier 
remarque 3 choses sur le système cor- | 
poratif au moyen-âge anglais: 10— 
Le pouvoir des coutumes”et de l'au- 
torité civique et religieuse. 20— L'as- 
sociation corporative plutôt qu'indi- | 
viduelle. 30— La grande mesure d'in- 
dépendance locale et de suffisance qui 
reste. Un point très important , que 
note le conférencier en fonction mê- 
me de son sujet, c'est la question de 
la “Grande Charte” et les causes di- 
verses qui l'ont fait signer, à Run- 
nymede, par le roi Jean, en 1215. Cet- 
te “Charte” 
citant l'Evêque Stubbs,.constitue tou- | 


te l'histoire constitutionnelle de l’An- 
gleterre. Les clauses les plus impor- 


nale, celle des échevins, des bourgeois, des confraternités qui veillera aux |tantes sur lesquelles se seraient basés 
oeuvres de charité” C'est la seule mention aux communes qu'on y puisse | plus tard tous ceux qui eurent è coeur | 
trouver, elle n'a aucun rapport avec le rôle de l'Eglise dans le mouvement l'émancipation du servage, ‘consis- 


taient en ce que: 10— Aucun homme 


Conseil. 30— Enfin, en ce que tout 


Merci, à mon contradicteur de m'avoir fourni l'occasion d'établir les marchands étrangers devaient être 
preuves de ma proposition. Qu'il soit bien assuré qu'en ce faisant je n'ai protégés pendant son séjour en An- 


gleterre. “Or, parmi les causes et les 


circonstances qui ont donné cette 


cofte signale le rôle éminent du pape 


déclare M. Sicotte en|. 


M. Maurice Beauchamp, le prési- 


‘dent d'office remercia M. Sicotte en 


termes délicats. Le travail méritait 
certainement des félicitations vour le 
style coulant, les nombreuses idées, les 
multioles faits historiques et la bon- 
ne diction avporté. Cette causerie eût 
aussi mérité au’on s’attachât à déve- 
lopoer ou éclaircir certains points: 


mais ccmme l'heure fixée tirait à sa À 
fin, les échanpes de vues furent re- À 


mises à une autre séance. 


Il avait déjà été décidé à une séan- | 
ce régulière du Cercle d'ouvrir à nos À 


lecteurs, un concours sur un sujet 


social auelconque. Le comité spécial - 


chargé de préparer ce concours se fait 
aujourd'hui un plaisir d'exécuter la 
proposition du Cercle. Le sujet de 
notre premier concours sera le sui- 


vant: “Réformes sociales”. Le comité À 


du concours recommande le Plan sui- 
vant: 

“La société actuelle est déséquili- 

brée | 

1o dans son économie. Voilà un fait. 
En faire le tableau qu'on voudra. 

20 Quelles sont les causes de ce 
déséquilibre économique. è 

30 Quels sont d'après vous les re-: 
mèdes ou les réformes à apporter | 
à la société actuelle. 

Conditions du Concours: 

10 Toute personne a le droit de con- 
courir et d'exposer ses vues com- 
me il l'entendre. 

20 La longueur des exposés n'est 
point limitée. 

30 Ecrire sur un seul côté de chaque 
feuille. 

40 Le temps pour le concours fi- 
nira le mardi 23 avril prochain. 

50 Chaque concurrent devra en- 
voyer son épreuve au Secrétaire 
Correspondant du Cercle Catho- 
lique de Falher. ; : 

Plusieurs primes magnifiques se 

ront partagées entre les meilleures 
copies du concours et la meilleure co- 
pie sera publiée dans les chroniques 
publiques du Cercle. 

M. Harvey, secondé par le R. Père 

Gobeïl, O M I, propose l’ajournement 
de l'assemblée. La séance se termine 


par le Notre Père." 


“Grande Charte” aux Anglais, M. Si- 
Le Sec. Correspondant. 


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La semaine dernière, le 7 mars, nous 
avons eu un service anniversaire pour 
feu J. B. Banville. | 


Quant aux activités paroissiales, il 
est bon de savoir que le bazar 5e pré- 
pare toujours pour la première se- 
maine de mai. Il y a aussi une autre 
organisation qui commence à se faire 


nue hier après-midi, Mme F, O. La- 
vallée fut élue secrétaire, Mmé J. ©. 
Robert fut placée en charge de l'ou- 
.vroîire pour les gens en besoin et 


Mme K. Boulanger en charge du co- 
mité social 

Une erreur s'est elissée dans notre 
courrier de la semaine dernière. Le 
nom-de M. D. Bougie a 646 omis dans 
la liste de coux qui prenaient part au 
à . Nos plus sincères excu- 
ss à M. Bougie. 


Les membres du Club La Salle or- 
genisent une séance pour. dimanche 
prochain. Cette séance aura lieu dans 
notre salle paroisisale. L'entrée est 
25 ‘sous comme d'habitude et vous 
v’avez qu'à téléphoner au presbytère 
23173 pour réserver vos places. Les 
unes gens du Club, iles élèves du 
Collège des Jésuites et des artistes 
bien connus de la ville seront au pro- 
gramme. Venez nombreux pour €n- 
courager la jeunesse... 


Depuis plus de cinq mois, une ving- 
taine de nos petits garçons s’y nré- 
parent en étudiant les lois du scou- 
tisme et les épreuves qui doivent en 
faire de véritables scouts ens 
français et catholiques. Is ont dû tra- 
vailler durement: mais ils y ont mis 
du courage et même de l'enthousias- 
me, tellement qu'à l'heure actuelle 
‘ils sont presque prêts à faire leur pro- 
messe solennelle, constituant trois 
messe solennelle, constituant 3 bonnes 
patrouilles bien stylées Il leur 
saire et nous voudrions avertir les 
bons parents que si, un de ces jours, 
leur petit garçon demande un cos- 
tume de scout, ils peuvent sans crain- 
te accéder à son désir, car notre scou- 
tisme, müûri dans l'ombre n'attend 
iplus. que cela pour s'épanouir et pa- 
lraître au granG jour. C’est une oeu- 
vre à encourager et nous osons espé- 
rer que pas un paroissien ne s'y OPpo- 
disera. —Corr. 


Votre Bijoutier 
Français 
Six portes à VlEst du. 
Théâtre Capitol 


ST-FRANCOIS D'ASSISE. 


Les dévotions des Treize Mardis en 
honneur de St Antoine de Padoue 
commenceront dans l'Eglise des Pè- 
res Franciscains, Edmonton Nord, 
mardi prochain, le 19 mars. Le pro- 
gramme des services est celui des an- 
nées passées: Messe, Prières et Vé- 
nération de la Relique du Saint. A: 
8 heures du matin. service pour 1es 
enfants, à 3 heures et demie: service 


Ferd. Nadon 


10047, Avenue Jasper 
EDMONTON 


.Très Saint Sacrement et Vénération 
, de la Relique à 8 heures du soir. 

| Les clients de St-Antoine de lan- 
gue française sont cordialement in- 
vités à envoyer leurs demandes de 
faveurs pour être dénosées aux pieds 
‘de St-Antoine, et d'assister chaque 
‘mardi à ces services en honneur du 
_grand Thaumoturge de Padoue. 


Vente d’Aliments 
Spéciaux 


chez WILSON 


Saumon Cohoe, marque . 
Croix rouge, la boîte .….… 20c 


Saumon rose de choix, 
La boîte 15e ou 4 pour 55e 


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: LEGAL 
| Nous sommes dans Ja belle saison 
Îdu caréme. depuis quelques jours. 
Tout nous invite à prier. D’abord les 
Cendres, nous rappellent que nous 
sommes rien dans la main du Créa- 
‘teur. Depuis lundi, la neuvaine de 


Sardines, marque Snow Cap, 
La boite 12e ou 3 pour 35c 


Petites merluches, 3 boîtes 39e 


Harengs avec sauce aux to- 
mates, Connors, Z boîtes 25c 


Sardines norvègiennes, mar- 
que Crossed Fish, 2 boîtes 25c 


Sardines, marque 


grâce et celle de St-Joseph; ces neu- 
vaines ont été recommandées diman- 


Brunswick, 11 boîtes …. . 50e 
Crevettes, 2 boîtes ….. … 35e 
Confiture de prunes rouges, 
marque Argood, ou confi- 
ture loganberry, 4 Ibs 39c 
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(30 x 40) 2 1bs .…......... 28c gouret d'avoi oi du moment 
.pour leur patinoire, nous disons que 
(40 x 50) 2 Jbs ...….…..... 250 ‘les Legal détailleront pour le cham- 
:pionnat. Bravo les jeunes. 


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Mélanpe spécial de thé noir, 
fort et délicieux, la Ib 


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 SAUMON AU GRATIN EN COQUILLES 


Réduisez en parcelles une livre de saumon que vous placerez 
dans un plat assez profond Recouvrez d'une sauce crèmée, ajoutez 
poivre eb sel et saupoudréz de fromage râpé. Ce dernier ingré- 
dient lui donnera une belle couleur dorée. Placez durant dix mi- 
nutes dans un four chaud. Avant de servir, garnisez de purée de 

.. pommes. TRE 


te 


des :..7 petites 


‘ boites 


:1b 


4 


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DEEE VEN VERRE 


… 


(VS 1-ŒR-< SPORE) ŒRIR à QND-C ER: EM CNED RD 1 0e 


jour, c’est celle de nos jeunes scouts. ! 


solennel avec sermon, prières. salut du: 


€ 


| Chronique de 'A.C.F.A 


Depuis le ler janvier au 28 février 
le pourcentage obtenu par chaque cer- 
cle sur son objectif aurait dû être 
16.6%. Les pourcentages actuellement 
obtenus sont les suivants: . 

Donnelly 526%: Lac Froid 371%; 
St-Joseph (Fort Kent) 36.6%; Fal- 
her 27%; St-Edouard 22.71%; Calgary 
17.6%; Spirit River 16.6%; Bonnyvil- 
le 152%; Tangent 128%; St-Edmond 
123%; Beaumont 1L5%;: Picardville 
8%; Ensign 6.6% Morinville 6.50/0; 
Castor 3.3%; Ste-Lina 28%; Giroux- 
ville 2.5%; St-Paul 25%; Lamoureux 
2% et Chauvin 15%. 

ke Où 

Hi reste encore beaucoup de cercles 
qui n’ont pas encore commencé leur 
travail pour 1935. Il serait grand 
temps d'y penser. Au mois de janvier 

dernier, l'Exécutif avait demandé à 
chaque cercle de faire chanter une 
messe aux intentions de l’AC.F.A. 
Cing ou six cercles le firent. D’autres 
l'ont peut-être fait sans nous en avi- 
ser, la chose est possible. L'an der- 
nier une trentaine de messes furent 
chantées aux mêmes intentions et l’A. 
C.F.A. à puse tirer d'affaire convena- 
blement, S’il y a de la négligence sur 
lun point aussi important, mécessai- 
:rement il y en aura sur d’autres, 

CCS COR 


D'après les derniers rapports reçus 


du Nord, l'organisation du Congrès loigné. Heureusement que les feux! 


régional va bon train Les organisa- 
teurs ne comptent ni les sacrifices, ni 
leur temps pour en faire un vrai suC- 
cès. 
Nous semmes presque certain de 
, pouvoir organiser une forte délégation 
du district d’'Edmonton pour assister 
à ce Congrès. Nous aurons Poccasion 
de revenir sur ce point plus tard. En 
attendant, nous demandons à toutes 
jles personnes qui désireraient faire 
le voyage de bien vouloir donner leur 
nom au secrétariat au plus tôt. 
KO 
Interrompu depuis quelques semai- 
: nes, il nous fait plaisir d’entendre de 
nouveau Île programme “Sous Bois,” 
irradié du poste CJCA. Le premier 
concert avait lieu jeudi dernier et 
chaque lundi de 6 heures à 6:30 P.M. 
| NOUS aurons l’occasion d'entendre des 
artistes canadiens-français et la voix 
si sympathique de l'annonceur, M. 
Ernest Côte. 
% % 4 
Au commencement de février, nous 

demandions aux secrétaires des cer- 
cles de nous faire parvenir certains 
renseignements au sujet du Concours 
de français. Ces renseignements nous 


sont absolument nécessaires avant que ; 


nous puissions enrôler une école, Il 


.|nous manque encore des renseigne- 


ments d'une vingtaine d’endroits. MML. 
les secrétaires, veuillez, s.v.p., nous 
faire parvenir ces renseignements au 
plus tôt. Adressez: Concours de Fran- 
cais, Secrétariat Général. 
Lo 

Nous avons commencé mardi matin, 
la visite des foyers à Chauvin. Tout 
fait présager une tournée fructueuse 
et nous en reparlerons la semaine pro- 
chaine. 


%e se 
ee 


sie 

Le Comité des Finances de l’Asso- 
ciation a envoyé une lettre à chaque 
cercle la semaine dernière pour de- 
mander une assemblée spéciale des 
officiers des cercles. Cette assemblée 
est convoquée pour discuter des pro- 
blèmes très importants pour le bien- 
être et le fonctionnement de l’Asso- 
; ciation. Nous espérons que les offi- 
ciers sauront répondre avec leur gé- 
nérosité et dévouement habituels à 
cette lettre. ‘ 


mA ste 
EC D 


Léo Belhumeur, 
Secrétaire-général 


REUNION DES DAMES 
DE STE-ANNE. 


Paroisse de l’Imm.-Conception 


Après les prières générales et la 
discussion des détails inhérents au 
cercle qui figurent dans le régistre 
tenu à cet effet, les dames, à la de- 
mande de leur chef Spirituel, R. P. 
Ketchen, décidèrent une communion 
générale le premier dimanche du mois 
d'avril, le spectacle en sera édifiant. 
| À la prochaine assemblée, seront 
soumis, discutés et acceptés les détails 
d'organisation de la St-Jean-Baptiste. 

Une partie de carte suivie d'un 
programme intéressant doit être don- 
née à-la fin du mois d'avril. Tous les 
amis et bienfaiteurs sont cordiale- 
ment invités. - 

L'organisatrice du comité social, 
nous fait espérer une pièce comique 
où se distingueront nos artistes lo- 
caux. À 

Les dames ayant organisées un ou- 
vroir pour venir en aide aux familles 
dans le besoin, se réunissent tous les 
mardis à cet effet. 

Les aiguilles voltigent sous les doigts 
laborieux et grâce au zèle de ces mains 
agiles, personne dans la paroisse n’au- 
re besoin de joindre une colonie de 
nudistes cet été, ni de chanter à l’ins- 
tar du gai chemineau: 

Je n'ai qu'une Casaque 

Doublée de papier gris, 

Qui prend le vent du Nord 

Et le vent du midi. : 

La Secrétaire. 


. COLLEGE 


L'année présente a eu un début qui | |. 
s’est montré plein d'événements, En |B| 
premier lieu, le feu rasait le ce ren | ri 


tère. Ensuite plusieurs élèves se ren- 
dirent à l'hôpital; le Père Gilles’y 


LA SURVIVANCE 


ST-ANTOINE |} 


ANNIVERSAIRE DE M. 


. ? CLEOPHAS TURGEON | 


.… Les nombreux parents et amis de 
M Cléophes.Turgeon se réunisseient 
dimanche soir chez sa petite fille, 


Mme M. Gibbons, pour célébrer son 
19e anniversaire de naissance, On re- 
marquait M. et Mme Louis Turgeon 
de Morinville, Ed. l'Abbé, R. de Ton- 
nancourt, aussi de Morinville; M. et 
Mme Albert Turgeon de la ville, C. 
et Noël Turgeon aussi d'Eämonton. 
M. Léopold l'Abbé, Miles Clara Shaf- 
[fer, Eulalie l'Abbé, Gertrude Amyot, 
, Mme Alfred Mateau de Chauvin, Mme 
‘Dr Amyot du Lac-la-Biche, Mles 
Emma Turgeon et Emma l'Abbé é- 
itaient aussi présentes. De jolis ca- 
deaux ont été présentés à M. Tur- 
geon et un agréable programme mu- 
sical agrémenta la soirée. 

| M. Ciléophas Turgeon naquit dans 
la Province de Québec en 1856. Il 
vint en Alberta s'établir à Môrinville 
en 1893, il y a eu 43 ans le 2 mars 
dernier. Ancien fonctionnaire et in- 
génieur du service des! incendies de 
la Cité de Montréal, il entra en 1897 


à au service de la ville d'Edmonton et 


ifut chargé du service de la Police et 
jee incendies, devenant ainsi le pre- 
imier fonctionnaire de le ville. Ses 
fonctions consistaient à diriger Je tra- 
vail des pompiers volontaires” qui ve- 


tion. La ville possédait une pompe à 
incendies qui servait d'abord à rem- 
iplir les douze réservoirs répartis sur 
jun vaste espace. Quand un réservoir 
fétait vidé par un incendie trop vio- 
, lent, il fallait le remplir avec la pom- 
jpe qui prenait son eau à la rivière. 


Et comme les boyaux n'étaient pas, GRANDS FRAIS 
toujours suffisamment longs, il fal- DE BANQUETS, D'EN CREER 


lait souvent transvider l'eau de ré 


servoir en réservoir jusqu'au plus é- 


:n'étaient pas nombreux, ce qui don- 
nait ainsi du répit aux vommiers. La 
Ipompe était assez puissante pour 
| charger à 200 Ibs de pression et lan- 
çait l’eau aux boyaux à 80 lbs de 


| pression. Elle était tirée par un ou faire; 
deux attelages qui recevaient une gra- ‘ces diners-causeries ont l'ambition de 


Itification pour celui qui arrivait à 
[temps à la station. Comme M. Tur- 
!geon était aussi en charge de la po- 
ilice, il avait souvent affaire à in- 


naient à l'appel sonné de la sta-| 


| 


| 


’ 


Pour. l'information de nos 
dîners-causerie mensuels de l’A 


Les diners-causerie de A.C.F.A. | 


lecteurs qui s'intéressent aux 
C F A, nous publions ci-bas le 


texte de l’allocution prononcée au dernier diner par M. le com- 
mandeur Morrier, organisateur de ces réunions. 


°° (NDLE) 


Mesdames, Messieurs, : | 

Nous voici au second de nos diners- 
causeries, Après le franc succès de 
notre tentative d'essai, le 20 janvier 
dernier, vous pensez, bien que nous 
n'allions pas nous arrêter en si bonne 
et si heureuse voie. 

Cependant malgré l'évidente sym- 
pathie et l'excellent accueil qu'a rem- 
porté ce projet de diners intimes en- | 
tre Franco-Canadiens, de partout me: 
sont venues des questions comme cel-; 
les-ci: 

“POURQUOI CES DINERS ? ‘A 
QUOI VEUT-ON EN VENIR ?: 
QU'EST-CE QUI MIJOTE DANS 
CETTE MARMITE-LA ? C'EST-IL 
DE LA POLITIQUE QUE L’ON VEUT 
FAIRE ? 
PARTI QUE L'ON VEUT LANCER ?, 
QUOI, EST-CE QU'IL N'Y A PAS 
ASSEZ DE CLANS PARMI NOUS , 
POUR . QU'ON SE METTE, A! 
DE DISCOURS ET 
un | 


ns 


nous compter; nous sommes des uni- 
tés dispersées, des isolés à la merci 
de tous les courants d'idées, de tous 
les principes de divisions, de toutes 
les tentations de découragement, de 
laisser-aller, d'anglicisation, et sou- 
vent aussi d'indifférence. 


C’est ce qui explique en grande par- 
tie notre inertie, notre apathie, no- 
tre laisser-faire. Nous ne nous com- 
prenons pas et nous ne nous enten- 
dons pas, parce que nous ne nous con- 
naissons pas et nous ne nous fré- 
quentons pas. Ce n'est pas le coeur qui 
nous manque, ni la bonne volonté, ni 
le désir de rester fidèles au passé glo- 
rieux de notre race, de le transmettre 


C'EST-IL UN NOUVEAU intact à nos descendants; ce qui nous 


manque, c'est le sentiment, c’est la 
conviction de notre nombre, de notre 
force, de la possibilité de notre sur- 
vivance, c’est la notion claire et net- 
te de notre position stable au Canada, 
de notre devoir de durer coûte que 


13 MARS 1925 


PATRONNEZ 
_NOS— 
: ANNONCEURS : 


Instituteur Demandé. 


instituteur ou institutrice bilingue 
demandé pour l'arrondissement sco- 
laire Bouvier No 3308. Salaire: $600.00 
par an. S'adresser à : 
Frank Bouvier, sec.-trés. 
Lac-La-Biche Mission, Alta. 
De (17-198) 


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Chalet en bois rond à Moose Lake. 
7 milles du village de Bonnyville, Bon 
chemin. Conditions raisonnables. 
Aussi chalets à louer: assez grand 
pour 2 familles. —Pour renseigné- 
ments, s'adresser à 

: Joseph Bordeleau, 

Bonnyville. 


A 
Emploi demandé 


Î Jeune femme d'expérience désire 
emploi de ménagère dans un presby- 


AUTRE A FINS DE NOUS DIVISER coûte, en dépit de tous les obstacles, itère, l'ayant déjà été. — Bonne ré- 


ENCORE DAVANTAGE PAR DE 
NOUVELLES COTERIES ?” | 
Eh, bien! Oui! Mesdames et Mes- 
sieurs, il faut finir par vous l'avouer, 
oui, c’est de la politique que l'on veut 
c'est pour parler politique que 


n 


réunir le plus grand nombre possible 
de Franco-Canadiens, autour d'une 
table bien garnie, dans J’atmosphère 


| carcérer des individus trop bruyants. 'réchauffante et épanouissante d’une 


jpar la force des malheureux subite- 
|dène atteints d’aliénation. Sa station 


dans laquelle il devait demeurer en bien, 
aussi d’h6- | bleue ni rouge, ou plutôt de la pol | 
‘ FR tique tout à la fois bleue, blanche et 


service continuel servait 
tel-de-ville. î 

M. Turgeon quitta ce poste en 1906 
pour prendre charge des engins du 


pénitencier provincial, charge au'il de 


] 
i 


111 dut même quelque fois maîtriser salle de banquet. Oui, c’est pour faire 


de la politique; mais comprenez-moi 
de la politique qui ne sera ni 


rouge, puisqu'il s'agit en l'occurence 
la politique la plus haute qui soit, 


occupa jusau’en 1921. IL fuë même ‘au-dessus de tous les partis, la seule 


pendant quinze jours en devoir aux 
deux endroits en attendant son rem- 
plaçant à la Station de la ville. TZ 
fut témoin au pénitencier de la pen- 


capable de grouper toutes les adhé- 
sions, de satisfaire tous les besoins de 
dévouement à la chose publique, et de; 


daison d’un prisonnier rebelle qui a-|répondre à toutes les puissances d'i- 
. vait tué l'assistant-gouverneur Sted-|dqéal de l’âme canadienne-française, 


M. Turgeon qui demeure Gepuis plus 
de trente ans à Edmonton est le plus 


Ex 
| ancien paroïssien de l’'Immaculée- 


je veux dire la politique dans son ac- 


ception la plus compréhensive, la po- mieux avec qui je dois: mr'associer 


litique nationale. Oui! c'est d’un parti 


Conception. Il est père d'une nom-jnouveau qu'il s’agit, nouveau en ce 


breuse famille dont quatre garçons et 
trois filles, MM. Louis, Noël, Albert 
et Charles Turgeon et Mmes l'Abbé 
et Dr Amyot et Mile Emma Turgeon, 
et de nombreux petits-enfants et ar- 
rière-petits-enfants. 


MORT DU RK. P. 


| Des nouvelles de France nous ap- 
| prennent la mort du R. P. Camille 
ineffaçable de ce bon et saint mission- 
du mois: de février, à l’âge de 72 ans 
et 9 mois. 

| Trop de nos lecteurs ont gardé au 
plus intime de leur âme le souvenir 
ineffacable de ce bon et saint mission- 
naire, pour que nous ne leur commu- 
niquions pas la nouvelle de son dé- 
cès. 

Le R. P. C. Vandendeale naquit le 
17 mai 1862 à Ghoy, dans le Hainault, 
au diocèse de Tournai, Belgique. Il 
ne songea qu'assez tard à entrer dans 
l'état ecclésiastique, et ce n’est qu’a- 
près son service militaire, à 29 ans, 
qu'il commença ses études secondai- 
‘res à l'Ecole Apostolique de Turnout. 
Xl entra chez les Oblats en 1893, où 
il prononça ses voeux perpétuels le 15 
août 1895, et fut ordonné prêtre à 
Liège en juillet 1900. C’est le 28 sept. 
1901 qu'il arriva dans l'Alberta. IL y 
exerca le saint ministère à Hobbema 
et surtout dans le sud pendant plu- 
,Sieurs années, puis passa dans la Sas- 
katchewan où il desservit longtemps 
Îles missigns aux. alentours de North 
| Battleford; enfin, en 1926, il fut rap- 
pelé en Europe et affecté au 
service de la Chapelle des An- 
glais confiée aux Oblats, à Nice sur 
la Côte d'azur. Cette.station clima- 
ltérique renommée a besoin de pré- 
Îtres polyglottes; le P. Vandendaele, 
dont la bonté était conquérante et 
lie distinction proverbiale, se gagna 
! rapidement l'estime et la confiance de 
cette population cosmopolite. C'est là 
que la mort est venue le frapper. Il 
y fut enterré le 11 du mois dernier, 
et, d'après le compte rendu des ob- 
sèques, l’on peut très bien juger de 
la haute considération générale don 
il jouissait. s 

Aucun de ceux qui ont connu l’'ex- 
cellent et dévoué missionnaire que fut 
le P. Vandendaele, n'oubliera de si- 
tôt sa douceur, sa condescendance, ses 
manières de parfait gentilhomme, sa 
grande délicatesse de sentiments, son 
amour des âmes et son ardente piété. 
Qu'il repose en paix, dans le Coeur 
de Jésus ‘dont il fut l’infatigable cha- 
pelain, en récompense de tout le bien 
qu'il a voulu accomplir! 


Bee te do 60 tir T6 ee 


allait à son tour et maintenant, ‘no- | Ki] 


t 


4 


:et de la facilité relative d'y arriver si férence. S’adresser: Boîte J. C. 


nous savons nous unir, nous compren- 
dre, nous organiser, nous rechercher 
les uns les autres pour vivre des mê- 
mes pensées, prendre part aux mêmes 
mouvements, faire confiance à nos 
chefs et monter ensemble bonne gaïde 
autour de notre journal, de FA C F A, 
de nos paroisses, de nos écoles et de 
nos foyers. 

Le but de nos diners-causeries c'est 
précisément de nous faire nous ren- 
contrer, de nous fournir l’occasion de 
nous réunir, de nous concerter, de 
nous faire parler ensemble de toutes 
ces choses si chères que j'ai mention- 
nées plus haut, en un mot de nous 
empêcher d'oublier qu'à côté de mon 
foyer, par exemple, tous près de moi 


a/s 
de La Survivance. : 


A VENDRE 


Incubateur Buckeye 600 oeufs, ayant 
servi une fois. Tel.: 81947. Boîte pos- 
tale 372, Edmonton. 


AVIS 2x CREANCIERS 


Succession de feue Louise Brassard, 
‘de Beaumont, Alberta, épouse de A- 
[lexandre Brassard. 


| Avis est par ies Présentes donné que 
toutes personnes ayant des réclama- 
tions contre la succession de la dé- 


en Alberta, ïl y à 40,000 Canadiens qui funte Louise Brassard, décédée le. 8 
portent mon sang dans leurs veines, | novembre 1934 sont tenues de faire à 


qui au fond de leurs âmes retrouvent | _ un Ë Ho sons de Fe - 
à ù : : :_|teur, ice que yale, Edmon- 
les mêmes aspirations qui font vi-| {0 Alberta, le ou avant le 15 avril 


brer la mienne, 40,000 compatriotes | 1935, l'état complet, dûment vérifié 


dont le sort est intimement lié au 


pour mon salut et celui de mes en- 
fants, et qu’ainsi de suite d’un bout 


i de leurs réclamations et de toutes sû- 
be détenues par elles et qu'après 
cette date l’exécuteur distribuera les 
biens de la défunte entre les ayants- 


droits, ne tenant compte que des ré- 


sens qu'il n’a pas reçu parmi nous à l'autre du Canada ma force de ré-|clamations ainsi présentées ou qui au- 


tous les appuis auxquels il a droit, sistance- à l’anglicisation, si faible, si, 


puisque c'est le parti de ceux qui pen-! 


sent et qui agissent, qui sont plus dé- Îse centuple par la force de résistan- ! 


cidés que jamais à penser et à agir 
uniquement en catholiques et en 
Français. . | 

Voyez-vous, nous autres Franco- 


1 VANDENDEALE, om.i. | Canadiens d'Edmonton et des envi- | 


rons, nous ne sommes qu’une toute 
petite minorité, perdue dans l’immen- | 


minime en elle-même, se décuple et 


ce de TROIS MILLIONS de Cana- 
diens, catholiques et Français comme 
moi. 

Comprenez-vous le but de nos di- 
ners-causeries? Et si vous le compre- 


nez, faut-il vous étonner que vos âmes 


soient anxieuses d'y entendre parler, 


lse “melting-pot” anglais. Nous ne d'apprendre des nouvelles de la gran- 


nous connaissons guère, nous ne nous ; 
rencontrons pas ‘de façon à pou-! 
voir nous serrer les coudes, à pouvoir 


LAMOUREUX 


M. Eugène Fontaine vient de trans- 


mettre son agence des remèdes “Raw- .: 


leighs” à M. Ranch le fils du forge- 
ron, et se propose d'aller s'établir à 
Chauvin avec sa famille. Dans nos 
veillées familiales, nous avons pu ap- 
précier le talent d'acteur de M. Fon- 
taine et la voix si agréable de Mme 
Fontaine. De plus le choeur de chant 
va perdre en leurs personnes deux 
membres capables et dévoués. C'est 
donc avec un vif regret que nous les 
voyons partir et nous leur souhaitons 
tout le succès possible dans leur nou- 
velle position. 

Pendant le temps du carëme, nous 
avons des exercices religieux deux fois 
la semaine. Le mercredi à 4 h. pm, 
récitation du chapelet et bénédiction 
du St Sacrement. Le vendredi à "7:45 
hrs. pm. chemin de la croix et bé- 
nédiction du St Sacrement. 

Nous avons en visite à Lamourelix, 
M. et Mme Provençal de Vimy et Ma- 
dame Gagnon de Chauvin. ; 

Lorraine Paradis qui a été opérée 
dernièrement des amigdales est main- 
tenant parfaitement rétablie. i 

M. et Mme Charles Rocque vien- 
nent de faire baptiser leur huïtièrae ! 
enfant: Marie Lorraine Marguerite. ! 
La cérémonie eut lieu en la chapelle 
de Phôpital de la Miséricorde. Le, 
parrain et la marraine furent Emile 
Rocque et Germaine Rocque. —Corr. 


‘ 


L'homme qui sait faire n'importe 


+ 


quoi a rarement quelque chose à faire. 


Un gentilhomme est celui qui fer- 
me la porte lorsqu'il sort. 


LA GRANDE VENTE D'HABI 
ES 


- SANS POUR CELA SACRIFIER LA QUALITE 
:: : : PARDESSUS PRINTANIER. — CHOIX PR 
‘“! TRE GROUPES DE PRIX. ne 


de famille catholique et française à 
laquelle nous avons incomparable 
honneur d’'appartenir? 


MORT DE MGR 
T. WEST, P.D. 


Vendredi, premier mars, la mort 


frappait Mgr ‘TT. West, BD. malade 
depuis quelques jours à son hôtel ici. 


Le défunt, ancien curé de St Tho- 
mas, Ontario, pendant plusieurs an- 
nées, et qui n'avait résigné sa cure que 
depuis deux ans seulement, était âgé 
de 89 ans. Pendant sa dernière ma- 
ladie, il fut assisté par Mgr P. Lan- 
glois, ancien curé de Tecumseh, Ont., 
et par M. le curé Clovis Beauregard 
de Ste-Famille de Calgary, Alta, les- 
quels passent la saison d'hiver à Ste- 


‘Anne des Lacs, dans le voisinage de 


Titusville. Après une première messe 
célébrée ici samedi, la dépouille mor- 
telle quittait la Floride pour London, 


Ont. où auront lieu les funérailles, 


Comm. 


Notre Commerce 
avec la Chine. 
D'après le service.industriel du Ca- 


nadien National Je Canada vend à 
la Chine du papier à journal, du bois, 


de la farine, des métaux, du poisson ! 


salé et autres produits alimentaires. 
De son côté la Chine nous vend des 
noix, des peaux de moutons, des ta- 
pis et des albuminoïides. 


2 


# 


ront été portées à sa connaissance. 
| Edmonton, ce 18 février 1935. 
\Paul-Emile Poirier, 

Avocat Ge l’Exécuteur, Edmond Bras- 
sard. Etude Milner Steer Dafoe Poi- 
rier et Martland, . 
Edifice Banque Royale, 

Edmonton, Alberta, 


SOUMISSIONS 


Le ministère des Travaux pablics 
jus jusqu'à midi, le vendredi, 


mars, 1935, des soumissions pour ia 
construction et le parachèvement Ge 
l'édifice pour la Royale Gendarmerie 
à cheval du ‘Canada, à Edmonton, 
Alberta, lesquelles soumissions ‘ de- 
vront être vachetées, adressées au 
soussigné, et porter sur l'enveloppe, en 
sus de l'adresse, les mots: ‘“Soumis- 
sion pour l'édifice de la R.G.C.C., Ed- 
-monton, Alberta” : : É. 

On peut consulter. les plans et les 
devis, et .se. procurer la formule ‘de 
soumission aux bureaux de l’Archi- 
Itecte en chef du ministère des Tra- 
vaux publics, Ottawa, de l’architecte 
résident, édifice de l'Assistant Rece- 
veur Général, Calgary, Alberta, et du 
concierge de l'édifice public, Edmon- 
ton, Alberta. ra À 

On ne tiendra compte que des sou- 
missions faites sur la formule fournie 
par le ministère, conformément aux 
conditions contenues dans ladite for- 
mule. 

Un chèque égal à 10 pour 100 äu 
montant de la soumission, fait à l'or- 
dre du ministre des travaux publics 
et visé \par une banque à charte, au 
Canada, devra accompagner chaque 
Soumission. On acceptera aussi com- 
me garantie des bons au porteur du 
Dominion du Canada où de le Com- 
pagnie des chemins de fer Nationaux 
du Canada eb de ses compagnie cons- 
tituantes, garantis sans condition par 
le Dominion du Canada, quant au 
capital et à l'intérêt, ou les bons sus- 
dits et, s'il y a lieu, un chèque wisé 
pour compléter le montant. 

On peut se procurer au bureawm de 
l’Architecte en chef, ministère des 
Travaux publics, des tracés bleus 
‘ (bleue prints) en fournissant .un chè- 
que de banque visé au montant de 
*$25.00, payable à l'ordre du ministre 
des ‘Travaux publics. Ce chèque. sera 
remis si le soumissionnaire offre «ne 
isoumission régulière. 

Par ordre, 
. … N. DESJARDINS, secrétaire. 
IMinistère des Travaux publie, 
Ottawa, le ler mars 1935. 


tre Recteur, le Père Alphonse, notre kB 
professeur de grec, le Père Félix et le: "à 
Frère Gentil y sont à subir un repos : & 
forcé. Nous leur souhaitons un vif'h 
rétablissement et un prompt retour |Æ 
parmi nous. 


Clémens Seijerling. |L